Dynamique du schéma en L de Lacan

Publié le par Hari Seldon

Dynamique du schéma en L de Lacan

A quoi sert cette différence que je m'efforce de repérer dans l'ensemble des concepts qui structurent nos représentations? Je vous propose d'en faire le constat par vous-même en reprenant le schéma en L de Lacan, que tout psychanalyste lacanien doit exposer sous verre dans son cabinet...

Si le niveau Symbolique, le plan de l'Autre, est diachroniquement au-dessus du plan Imaginaire où se situent les échanges (synchroniques) entre le Moi et son Objet a, alors, le schéma de Lacan est une projection plane d'une structure en 3 D qui masque les passages diachroniques d'un plan à l'autre, comme l'illustre le schéma animée ci-joint, que je vous engage à charger.

Son intérêt est de montrer qu'il y a des ruptures dans les passages d'un plan à l'autre, provenant du fait qu'ils ne fonctionnent pas sur le même rythme. Ce que j'aborde au chapitre "catastrophes et hystérésis" de l'Homme Quantique.

Et l'on peut repérer dans ces ruptures les troubles que le psychanalyste nomme névrose et psychose. Nous y reviendrons...

Pour en rester à la dynamique même des processus de passages diachroniques, on comprend mieux la difficulté à passer d'un niveau Ik au niveau supérieur (S pour l'analysant en position ex-ante, et Ik+1 pour l'analyste "supposé savoir"); alors que la sortie de cure peut revêtir le caractère d'une évidence. Comme lorsque l'on se réveille au matin et, voyant l'autre dans son lit, on s'étonne de ne plus l'aimer...

N'hésitez pas à réagir, ceci me permettra de préciser (ou corriger) ma pensée.


Hari

Animation Schéma L

PS:

On pourrait reprendre dans cette perspective la différence d'approche entre Lacan et l'école de Palo Alto. Dans la cure, le psychanalyste lacanien doit "accompagner" l'analysant, rester (au yeux de ce dernier) en position ex-ante, dans l'attente de son évolution (virtuelle). Ik => S

Au contraire, pour l'école de Palo Alto, il faut exposer la possibilité d'une alternative à un choix de vie du patient, et dans ce cas, assumer une position ex-post à laquelle on cherche à faire accéder l'analysant. Changement de posture pouvant avoir l'effet d'une décharge cathartique: les cures sont spectaculairement plus courtes... Ik+1 => Ik

Le point étique étant que, lorsque l'un est en position ex-post par rapport l'autre, en position ex-ante, il est difficile de voir où s'arrête l'acte thérapeutique et où (éventuellement) commence la manipulation...

Autrement dit: certes, il y a amélioration de la condition du patient, mais cadrée, par l'Imaginaire de son médecin, limité aux potentialités qu'il envisage (sincère), ou qu'il exprime (manipulateur) ...

Publié dans Psychanalyse

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