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L'Homme quantique

Sur les traces de Lévi-Strauss, Lacan et Foucault, filant comme le sable au vent marin...

L'Homme quantique

Espace

Je profite de ce billet pour vous souhaiter à toutes et à tous une très bonne et heureuse année.

J’ai relu un peu ma prose pendant ces vacances, et trouvé enfin le moyen d’exprimer quelque chose qui commençait à tourner dans ma tête.

Cela a démarré par une virée sur le web où tout s’est emmêlé autour des considérations d’espace, de topologie, de topologie analytique avec des noms qui revenaient en boucle comme Henri Poincaré, et Jean-Pierre Serre ou Grothendieck..

J’ai donc repris mon chapitre 4 sur la théorie des Catégories, pour mettre une ou deux phrases (oui, ce n’est pas beaucoup, mais cela efface la buée sur le pare-brise) concernant la notion d’espace.

Et je me rends compte qu’à force de me focaliser sur le temps (vu comme un concept diachronique) je ne me suis pas intéressé à l’espace (le concept dual, synchronique).

Or c’est assez immédiat en fait, si l’on revient à la définition d’un morphisme.

Soit par exemple les objets A et B et une fonction f telle que A = f = > B, dans cette représentation globale, le "niveau synchronique" où s’exprime A se réduit à un "point", de même pour B, à un autre niveau.

Si l’on considère les éléments a de A (reps. b de B), alors l’espace se réduit au pointage des éléments. Ce qui fait l’espace c’est la "simultanéité" de la représentation des éléments.

J’ai pris ce dessin de Gaston pour illustrer la chose. Le point en question, c’est le repérage qu’il opère sur le journal et correspond à la sottise qu’il a en tête : dans l’instant il n’a plus aucune notion globale du "journal" servant de support à son Imaginaire, seul le pointage compte !

C’est dire l’importance du concept de "point", c’est dire que l’espace en question n’a rien d’Euclidien, que ce n’est même pas un espace topologique, qu’il est discret, voire lacunaire…

Imaginez les conséquences en psychanalyse !!!! J’en rigole d’avance… Si le Moi est imaginé à un niveau supérieur à celui où l’on est capable de faire des maths (je n’en doute pas) alors, rien n’implique qu’il soit continu ou compact. Il est sans doute lacunaire : une association de processus qui se recoupent de temps à autre, en fonction de l’éducation et de l’expérience. Et le meilleur outil pour en parler est sans doute l’imagerie du cerveau, la neurologie.

Dans ces conditions quid de la forclusion ou du refoulement par exemple ? Dans quel "espace" pourrait-on refouler ou cacher ce qui n’est pas conscient ? Voilà une recherche intéressante !

Sans parler de toutes les divagations topologiques autour du travail de Lacan que l’on s’obstine à remâcher en cénacle avec le plus profond sérieux, avec en apothéose le nœud borroméen… Je me marre !

Hari

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