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L'Homme quantique

Sur les traces de Lévi-Strauss, Lacan et Foucault, filant comme le sable au vent marin...

L'Homme quantique

L'Univers Moebius

Il y a peu, j’ai vu un bref extrait de doc sur la chaine de TV Sci Fi dans lequel un astronome expliquait que selon un théorie toute récente, l’Univers ne serait pas infini, mais replié sur lui-même. Il serait alors possible, en suivant toujours la même direction de se retrouver à son point de départ.

C’est une sorte de révolution copernicienne à l’échelle de l’Univers

Et ceci me ramène à une idée qui me trotte dans la tête et ne veut plus me lâcher :

Les questions qui appellent des réponses tordues, ne posent pas une interrogation sur le monde qui nous entoure, mais sont un oripeau sans consistance duquel nous habillons notre vacuité.

(toujours cette même approche aporétique)

Exemple zen :
Le bruit de deux mains frappant l’une contre l’autre est un claquement, quel bruit produira une main ?

Je pense qu’il faut complètement radicaliser la démarche:

Tout questionnement qui nous mène à un dilemme ou une absurdité se révèle par là-même n’être qu’une construction de notre esprit, un reflet de notre tournure d’esprit qui ne peut en aucune façon prétendre à un statut de vérité.

Prenons un exemple : Pour les anciens, la terre était plate.
La première question qui nous vient c’est: qu’arrive-t-il au «bout de la Terre». Le fait de n’avoir aucune réponse plausible, aucune expérience à tenter pour apporter une réponse, montre à suffisance que cette image de la Terre est fausse.

La seule réponse envisageable ne peut être que du type «sphère», car alors la question des extrémités de la Terre disparait (elle se dissout).

Surgissent, bien entendu, d’autres questions qui nous ont conduits au XXème siècle à la théorie du «Big Bang».

Mais là encore, nous sommes très mal à l’aise : on a beau nous expliquer que le bout de l’Univers est impossible à atteindre, ce n’est pas suffisant : l’extension à l’infini d’un Univers suspendu dans un néant inimaginable pose plus de problèmes qu’il en résout : que se passe-t-il par exemple avant le temps zéro?

Penser à l’Univers comme un gigantesque ruban de Moebius, d’où l’on ne pourrait s’échapper parce qu’il n’a ni commencement ni fin, me semble immédiatement plus approprié, quoiqu’un peu Kafkaïen (cette finitude me fait me sentir à l’étroit).

Mais alors, qu’en est-il du temps ?

Là aussi notre conception actuelle me semble inadéquate.

Cette dimension, comme les autres doit présenter un caractère fractal (pour respecter une relativité d’échelle), mais aussi ce caractère fini et sans fin du ruban de Moebius, ou de la bouteille de Klein.

Il resterait à expliquer comment l’Univers est dans un éternel immédiat (ic et nunc). Je reviendrais sur ce point une autre fois.

Hari Seldon

PS: La relativité d'échelle dont je parle n'est pas forcément celle de Nottale. Il faudra y revenir en détail.

Note du 11/02/2016 :

C'est intéressant de reconsidérer les questions que je soulève à l'époque, à la lumière de ce que j'ai appris depuis, à savoir le changement de posture diachronique dans le discours, et la forme même que prend cette "révolution" dans le discours, à savoir la forme canonique.

Note du 14/05/2020 :

Toujours guidé par la lecture matinale des statistiques du blog, je découvre que cet article oublié a été lu récemment par quelques-uns.

Et je m'étonne de voir que j'étais déjà, il y a quatorze ans maintenant dans le même état d'esprit qu'aujourd'hui. Je peux même dire que toute ma démarche se développe dans cet esprit.

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