Personnalité et paranoïa

Publié le par Hari Seldon

En constatant que pratiquement tout ce que je lis me ramène à un corpus d'idées qui sont déjà très fortement ancrées (encrées) en moi, je m'inquiétais de savoir s'il ne fallait pas y voir un signe de paranoïa.

En parcourant le livre XXIII du "Séminaire" de Lacan, celui où il se focalise sur les noeuds, je tombe sur cette remarque:

"Il fut un temps, avant que je ne sois sur le chemin de l'analyse, où javançais dans une certaine voie, celle de ma thèse De la psychose paranoïaque dans ses rapports, disais-je, avec la personnalité. Si j'ai si longtemps résisté à sa republication, c'est simplement parce que la psychose paranoïaque et la personnalité n'ont comme telles pas de rapport, pour la simple raison que c'est la même chose.

En tant qu'un sujet noue à trois l'imaginaire, le symbolique et le réel, il n'est supporté que de leur continuité. L'imaginaire, le symbolique et le réel sont une seule et même consistance, et c'est en cela que consiste la psychose paranoïaque."

Sur ces fortes paroles, bonne méditation et bon week end.

Hari Seldon

Publié dans philosophie

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Pierreroc 07/11/2006 11:20

Je réagis par rappport à l'introduction même au Blog que cette digression sur ls noeuds lacaniens prolonge.
Certes il y a une féminisation du monde jusque dans le monde du travail où les sièges des sociétés, points de référence obligé des gens de terrain, sont habités majoritairement par des femmes. Ne sont-elles d'ailleurs pas les mieux placées pour gérer un dossier, de par leurs vertus analytiques, entre autres vertus qui consitent à recomposer le Monde et à le rendre lus souriant. Mais le rôle des hommes, du yang, est de se détacher un peu de ce présent aux faux airs d'éternité.
D'où le malaise actuel des hommes, au delà de leur féminisation forcée, par rapport à leur propre vocation de projection. D'ailleurs ce terme définit un concept militaire: celui de force de projection, dernier avatar dynamique d'un Ministère de la défense autrefois appelé Ministère de la Guerre. En ce sens nous avons suivi le Japon et ses forces de défense, alors que l'Allemagne a conservé la dénomination de Wehrmacht (faire la guerre)...
La conquête spatiale est une jolie expression, encore qu'effectivement il faille auparavant se conquérir soi-même avant de s'en prendre à l'univers: pour ces 2 tâches, est-il trop tard ? Dans la symbolique du déluge et de l'Arche de Noé, nous aurions déjà connu une espèce de compression de tout ce qui fait la vie, chaque espèce animale étant représentée sur l'Arche. Donc l'humanité n'est pas forcément sa déclinaison actuelle, avec les arborescences que l'on connaît, mais on peut s'attendre à une compression suivie d'un nouvelle diffusion.
Deux possibilités: une catastrophe forçant les rescapés à s'enfuir ou une colonisation ? Je pencherai plutôt pour la première hypothèse, l'homme progressant par saut. Et puis les colonistaion sont un mauvais souvenir, car les terres conquises étaient habitées par d'autres hommes, lesquels furent malmenés: les maladies ont réduit la population de l'Amérique Centrale en l'espace de 2 générations d'un facteur 10; les cow boys ont parqué les indiens dans des réserves, et je ne parle pas des africains qu'on a déplacé sur d'autres continents.
Tout au contraire, les planètes qui nous sont voisines ne sont-elles pas inhabitées ?
Mais je ne suis pas sûr que la conquête spatiale nous offre la transcendance dont nous sommes privés en Occident avec le déclin des religions et que le concept de vie s'est empressé de remplacer (la nature à horreur du vide).  Car la vie est devenu notre nouveau Credo.
Et précisément, ce sont les conditions de possibilté de notre vie ici bas qui sont en question. ..
Pierreroc