La source du Tao

Publié le par Hari Seldon

En relisant hier mon dernier article (des idées et des hommes), j’en ai remanié la fin, et ce faisant, le parallèle entre la relation « Je » - « Moi » dans le champ de la psychanalyse et celle qui lie l’«Observateur» à l’«objet» de son observation en physique c’est imposé dans le discours.

Finalement, j’ai redécouvert l’œuf de Christophe Colomb, pour me retrouver au début du chemin indiqué par Socrate : «connais-toi toi-même», et balisé par Pascal qui situe l’homme entre deux infinis :

«Car enfin qu'est-ce que l'homme dans la nature ? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant, un milieu entre rien et tout.»

Sauf, que la persistance de cette antique sagesse, pose problème : ces philosophes, énoncent-ils une vérité première à laquelle on ne pourrait échapper, ou bien, par la culture qu’ils ont contribué à modeler, nous ont-ils enfermé dans un paradigme dont il s’avère impossible d’échapper, puisque tout nous y ramène, y compris les principes même de la relativité (l’homme est mesure de toute chose) ou la mécanique quantique.

Car enfin, lorsque l’Observateur invite à un protocole d’observation, un pauvre tachyon qui n’en peut mais, par cette volonté seule, il «chosifie» cette malheureuse petite particule, qui déserte l’univers pour répondre à la convocation.

Faut-il nous en étonner ou bien comprendre que c’est notre façon d’appréhender le monde qui est en cause.

C’est pourquoi, je crois qu’il faut actuellement, pour avancer dans notre compréhension du monde physique, passer par une introspection et comprendre avant tout, comment nous fonctionnons.

C’est un recul pour retrouver l’origine de la voie qu’il faut suivre, la source du Tao.

Ce sera le point d'orgue de cette série d'articles 2007.

Je vous souhaite à tous de passer de joyeuses fêtes de fin d'année.

Hari

PS: quant je parle d'introspection, il ne s'agit pas seulement de suivre l'invite de Husserl, ni l'injonction "connais-toi toi-même", mais plus fondamentalement de nous comprendre au sens où l'on peut comprendre le fonctionnement d'une machine. Il ne s'agit pas de rechercher le sens de notre vie, de se prendre la tête sur la signification de l'Etre, ou toute recherche de cet ordre, ontologique, trancendental, bref symbolique, mais de rentrer dans les entrailles de la machine, précisément comme Freud l'ai fait sur lui-même pour la première fois.

Publié dans philosophie

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