Fin de cycle

Publié le par Hari Seldon

CIPREL.jpgCette fois-ci, nous en sommes aux tous derniers travaux sur la tranche III de la centrale. Pour tout dire, elle fonctionne même bien depuis fin décembre. Début mars, nous avons géré les conflits de fin de chantier, ce qui m'a donné l'occasion de 2 voyages à Paris et permis d'acheter l'accastillage nécessaire au Olla.
Depuis, j'ai plutôt l'impression de tirer à la ligne.
Je pars donc d'ici le 1er avril, pour une semaine en Egypte avec les filles. Ensuite, une petite semaine à Paris pour tirer les leçons de la conduite du projet (le REX ou retour d'expérience) avec notre maître d'oeuvre. Puis une grosse semaine au Kenya avec V. et retour à Abidjan, pour les 3 derniers jours d'avril, qui termineront ma mission.
On voit que c'est plus un palier de décompression qu'un mois de travail intensif.

Ensuite, c'est la grande inconnue: contrairement à ma dernière mission à Nouméa, je ne me suis pas préoccupé de la suite; trop envie de passer du temps en mer. Si tout va bien, je pense partir mi-mai pour mettre le voilier au point et revenir en juillet en France, voir la famille et les amis, tourner également en Charente et peut-être y trouver un coin qui serait notre base arrière à V. et moi-même.
Ensuite, août avec les filles et V. sur le Olla.
La grosse inconnue, c'est de voir V. en mer...
Et puis je souhaite qu'elle voit un peu notre petit temple bouddhiste à Nouméa, je pense qu'elle aimera.
Grosse difficulté pour elle à lâcher son travail et d'envisager, à terme, de quitter Abidjan. Gros point de crispation entre nous; qui me fait vraiment espérer qu'elle aimera ce qu'elle verra à Nouméa...
Olla-sous-spi.jpgFin de cycle professionnel et fin du tome III du séminaire de Lacan. Ouf, il m'aura fallu pratiquement tout le temps de la mission ici pour venir à bout du président Schreber !


On va enfin entrer dans le vif du sujet avec le tome IV : la relation d'objet. J'ai vraiment besoin d'avancer à la vitesse supérieure si je veux revenir sérieusement à l'analyse systémique, c'est à dire en faisant une passerelle solide entre la théorie psychanalytique et la représentation des organisations. Le schéma de Lacan (A, S, a, a') ressemble tellement à celui d'Abellio, qu'il faut y réfléchir.


Je n'écris plus assez sur ce blog et certaines idées, faute d'y être fixées m'échappent. Je n'ai plus que la trace d'une discussion avec K., lors de mon dernier passage à Paris, au cours de laquelle, je lui faisais part d'un rapprochement qui m'était venu entre le point où j'en était du tome III et "Les mots et les choses" de Michel Foucault. Elle m'a scotché sur un problème de définition entre psychose et névrose et j'ai perdu le fil.


Cela avait à voir avec la métonymie et la métaphore.


Ca me revient: il me semblait que la métonymie se rapportait à l'époque de la Renaissance, lorsque l'on observait tous azimuts, que l'on faisait des herbiers, des collections d'ossements et toutes ces sortes d'activités de base de la science, absorbée à l'époque dans une vaste opération de taxinomie.

Tandis que la métaphore était plus en rapport avec le stade de développement précédent: le Moyen - âge où tout était symbole et se rapportait à un autre symbole; tout était signifiant, appelant d'autres signifiants à l'infini.

Et ce rapprochement fît naître en moi un étonnement: dans l'ordre du développement culturel, il y a certainement une évolution du Moyen-âge vers la Renaissance, tandis qu'au niveau humain, l'évolution va de l'étape de la métonymie (l'enfant passe par cette étape), vers la métaphore (l'adulte peut faire des métaphores, jouer avec le langage).


Content d'avoir renoué ce fil perdu.


Dans l'attente d'un prochain article, bonne méditation et n'hésitéez pas à commenter.


Hari

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Fredo 30/03/2010 09:02



Salut A.

Je note qu'en effet tu es en train de passer par une belle phase de décompression après cette dernière "immersion" en Afrique. J'ai relu quelques un de tes derniers articles, et je n'ai pas
retrouvé trace de l'anneau de Möbius qu'à titre perso j'apprécie beaucoup, peut être à cause d'une conceptualisation de l'infini.

A ciao


Fred