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Sur les traces de Lévi-Strauss, Lacan et Foucault, filant comme le sable au vent marin...

L'Homme quantique

Présentation 2026 au CLE en vue — À la recherche d'un fil rouge

Le 15/ 010/ 2026 :

- Retour à Châtenois après une semaine passée à Venise pour la biennale, et Anatole qui ramène la présentation du 28 au 21/ 10, ce qui me laisse peu de temps pour présenter quelque chose qui puisse intéresser l'auditoire.

- Tu as Claude pour t'aider...

- Oui et non : il est parfait pour faire des fiches, vérifier la cohérence de chaque assertion avec la doxa, voire me corriger lorsque le ne respecte pas la syntaxe de notre entropologie, mais précisément : cette fascination pour l'outil fait que je pousse la porte à chaque fois qu'il me laisse entrevoir un nouveau développement, et que je m'égare dans un dédale sans fin.

- En bref ?

- Il faut pratiquer le ikebana, et tailler tout ce qui dépasse.

- Tiens t'en au pitch que tu as proposé à Anatole, c'est ton contrat :

Nos concepts physiques — temps, espace, masse, énergie — ont une longue histoire, et je voudrais montrer qu'on peut la lire comme une suite de crises, avec un outil emprunté à Lévi-Strauss : la forme canonique des mythes.

Elle se résume à trois questions, posées à chaque époque :

  • qu'est-ce qui est admis ?
  • qu'est-ce qui fait débat ?
  • qui tue quel père ?

et elle rend chaque crise lisible, de Parménide à Aristote, d'Aristote à Galilée, de Descartes et Leibniz à Newton, jusqu'à Lagrange.

Je m'arrêterai longuement sur l'énergie potentielle.
C'est le concept qui nous paraît le plus naturel, et c'est le dernier né ; c'est aussi le seul de la mécanique dont la définition n'est pas locale : il existe quand le travail ne dépend pas du chemin — quand tout cycle borde —, et il disparaît sinon, ne laissant qu'une obstruction.
Rien d'évident là-dedans, et rien qui soit tombé de la Lune.

Pour tenir ensemble ces couches, je représenterai l'Imaginaire du sujet par un cross-cap, dont les deux axes sont ce que le discours a de contravariant et de covariant.

Ces deux axes se lient chez Kant en philosophie et se retrouvent chez Lagrange en physique avec l'énergie cinétique et l'énergie potentielle.

Concepts que la relativité et la mécanique quantique feront bouger, chacune de son côté — je n'en donnerai que l'amorce.
Des figures animées en trois dimensions accompagneront le parcours.

Ça te donne déjà un schéma de présentation, ça au moins, tu l'as déjà finalisé avec Claude :

  1. La forme canonique et le cross-cap :
    La forme canonique sert de prise de position philosophique. Le cross-cap de Lacan est repris avec deux axes, covariant et contravariant. Objets 1 et 2.
  2. De Parménide à Galilée :
    La question «qu’est-ce qui se conserve ?» change de place, puis change d’occupant.
  3. Descartes, Leibniz, Newton :
    Deux grandeurs se lisent sur des arêtes, et Ec se lit sur l’arête. Chez Newton, la conservation est déduite de ce qui change. Rien ne se lit au point. En annexe : corollaires III–IV et Leibniz–Clarke.
  4. De Lagrange à Hamilton. Ep naît comme condition de fermeture : une fonction du point existe si le travail est nul sur tout cycle.
    La condition locale ne couvre que les cycles qui bordent. Phrase à placer : « ce qu’un cycle rend s’appelle son holonomie ; Ep existe quand toutes les holonomies sont nulles ». La transformation de Legendre laisse V intacte. À montrer : la figure du fil d’Ampère et le cône de objet_holonomie.html, étape 5, pendant trente secondes.
  5. Les trois degrés, sur une diapositive.
    • Δ0 porte la valeur,
    • Δ1 la lecture sur l’arête,
    • Δ2 la fermeture.
      Ep se lit en Δ0 et se décide en Δ2.
  6. Les amorces.
    • Relativité (la base). Un lieu n’est pas un événement.
      La condition d’existence de Ep devient la définition de la gravitation : la courbure est l’holonomie par unité d’aire.
      => Ep perd son objet, et ce qui reste est le rythme du temps propre, une fréquence.
    • Mécanique quantique (les coefficients). Le nombre devient une phase.
      L’objet à montrer est Aharonov–Bohm (objet_aharonov_bohm.html).
      => Ep, lue au point, devient une phase lue sur le tour ; ce qui reste est le rythme de la phase.
  7. Clôture.
    • La relativité retourne le lieu en événement,
    • la mécanique quantique retourne le nombre en phase.
      Dans les deux cas, Ep subsiste sous la forme d’un rythme ; à montrer : le tableau des deux rythmes.
  8. Retour à la forme canonique.
    • Dans cette lignée, le père n’est jamais contredit : il est dérivé.
    • La seconde inversion retourne la condition en définition.
    • La mécanique quantique est la première physique qui lise le site.
      => Retour au cross-cap.

- Hum, mettons 1h30 de présentation sur 2h, sa me laisse environ 10mn par point de ce schéma c'est court.

- Tu as raison : on s'y perd. Sors-nous un fil rouge dans tout ça.

- Puisqu'il faut tuer quelqu'un pour innover, partons de cette sentence de Boileau :

«Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément.»

et partons de l'inverse :

"Un concept cesse d'être du verbiage (un flatus vocis) dès lors qu'il échappe au discours."

- OK : je vois un enchainement possible à partir des abeilles de Socrate dans le Ménon.

Partie 1 : La forme canonique et le cross-cap :

  • Socrate / Le Ménon / Les abeilles :
    Socrate. — Si je te disais [72 c] ensuite : Voyons, Ménon, cette chose par laquelle elles se ressemblent et qui est identique chez toutes, quelle est-elle ? Tu aurais sans doute une réponse toute prête ?
    Ménon. — Sans doute.

    => le concept d'abeille s'impose aux 2 interlocuteurs, au-delà de la définition qu'ils pourraient en donner;
    => il s'approche par 𓁝(co-unité)[∅]-source et n'est pas dans le [∃]but-(unité)𓁜
  • Cette prudence est d'une grande sagesse, car en évitant d'entrer dans une discussion sans fin sur une définition (Socrate et Ménon discutent de ce qu'est la vertu), le concept devient opératif : on peut compter les abeilles, on peut s'en référer à la vertu;
    Eh bien, la question est la même à propos des vertus : quelque nombreuses et diverses qu’elles soient, elles ont en commun un certain caractère général qui fait qu’elles sont des vertus. C’est ce caractère général qu’il faut avoir en vue pour que la réponse à la question soit correcte et fasse saisir en quoi consiste la vertu.
  • Approche pragmatique qui est déjà présente dans la pensée mythique :
    => la forme canonique des mythes et récit de la potière jalouse;
    • la répétition (sociétés froides) et
    • nommer le manque (Fournier vs Engoulevent) Lévi-Strauss, société historique

Il faut ici une prise de position personnelle : le Moi-Peau de Didier Anzieu.

  • Le Moi, comme représentation globale Imaginaire entre Réel et Symbolique, compris comme un "bord" sans intérieur ni extérieur => cross-cap;
  • Nécessité de définir les deux axes d'une "surface" :
    • la voie des choses <=> de re <=> contravariant
    • la voie des mots <=> de dicto <=> covariant
  • Présenter la figure du cross-cap
  • Montrer que le hiatus précèdent de la forme canonique se retrouve dans l'obstruction du recouvrement S2↓PR2. 

- Ç'est dense pour présenter ça en 10mn !

- Mettons 15 mn : c'est le démarrage, je vais raccourcir ensuite en me concentrant sur deux choses :

  • Le principe Unitaire;
  • La substance.

Partie 2 : De Parménide à Galilée

- Là, il faut y aller à la serpe !

- Oui : la présentation au tableau noir se fera à partir du carré ABCD. Je pourrais aller vite car ce sont des matheux qui savent ce qu'est ce carré topologique.

- Pour respecter ton idée d'universalité de la forme canonique, il faudrait malgré tout montrer que Parménide fait un choix qui définit notre culture quand un autre eut conduit ailleurs.

- Tu penses à Lao Tseu ? Oui, je vais tenter de le placer, si j'ai le temps et si l'auditoire s'y prête :

"Trente rais se réunissent autour d’un moyeu. C’est de son vide que dépend l’usage du char.
On pétrit de la terre glaise pour faire des vases. C'est de son vide que dépend l'usage des vases.
On perce des portes et des fenêtres pour faire une maison. C'est de leur vide que dépend l'usage de la maison.
C'est pourquoi l'utilité vient de l'être, l'usage vient du non-être." (Tao Te King)

- Oui, je je garde à portée de mains au cas où... Donc :

  • Parménide (après Xénophane qui refuse les fakes) :
    • Principe unitaire de l'étant :
      • parle des signes de l'étant : "entier, unique et sans fin" 
      • "Il n’était pas autrefois et ne sera pas, puisqu’il est maintenant, tout entier ensemble, un, continu."
      • "Il n’est pas divisible, puisqu’il est tout entier semblable."
      • "Mais puisqu’il y a une limite extrême, il est achevé de toutes parts, semblable à la masse d’une sphère bien ronde. »
    • "Il faut dire et penser que l’étant est ; car il est possible d’être, et le rien n’est pas."
  • Platon :
    • En résumé, Parménide oppose l’être au non-être comme à son contraire ; Platon remplace ce contraire par l’autre. La voie interdite reste interdite : Platon ne dit jamais que le contraire de l’être est.

=> Forme canonique portant sur la possibilité de 2 voies (Parler de ce qui est et de ce qui n'est pas), tout en s'interdisant la voie des Sophistes. 

  Platon - R ←
domaine des idées A ← B
— —   —
domaine du sensible D ← C
  multiple un  
  • Aristote :
    • Là où Platon pars de B dans la voie des choses, Aristote part de C dans la voie des mots
  Aristote - R ↑
  A   B
  ↑   ↑
  D   C
  de dicto  de re

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