2 Septembre 2025
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Le 02/ 09/ 2025 :
- Après la mise au point effectuée avec Perplexity (voir "Dialogue avec Perplexity"), j'ai hâte de voir ce que cela donne dans un domaine tel que la sémiotique, et dans un premier temps, je laisse Perplexity réagir à ce seul énoncé : (lien)
— Q : Analyse entropologique de la sémiotique
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Analyse entropologique de la sémiotique
L'analyse entropologique de la sémiotique révèle une articulation complexe entre les processus de signification et les dynamiques entropiques qui traversent les systèmes culturels et symboliques. Cette approche permet d'examiner comment les signes et leurs processus d'interprétation s'inscrivent dans les logiques de transformation et de dégradation qui caractérisent l'Entropocène contemporain[1].
Fondements théoriques de l'approche sémiotique
Cette trichotomie révèle des gradients entropiques différenciés : les indices portent la trace directe des processus de transformation énergétique et informationnelle, les icônes maintiennent des structures analogiques résistantes, tandis que les symboles demeurent vulnérables à la disruption des transmissions culturelles[1].
Le système saussurien et la stabilité structurale
La sémiotique saussurienne, articulée autour de la relation entre signifiant et signifié [6][7], offre un modèle de stabilité structurale qui contraste avec les dynamiques entropiques. L'arbitraire du signe linguistique[6] constitue paradoxalement un facteur de résistance à l'entropie, permettant aux systèmes symboliques de maintenir leur cohérence malgré les transformations du référent.
Cette stabilité repose sur les conventions sociales qui ancrent la relation sémiotique dans un réseau d'accords collectifs[7]. Cependant, l'analyse entropologique révèle que ces conventions sont elles-mêmes soumises aux processus de dégradation informationnelle caractéristiques de l'ère contemporaine[1].
Le carré sémiotique : outil d'analyse structurale et entropique
Le carré sémiotique développé par Greimas constitue un instrument privilégié pour l'analyse entropologique des structures de signification[8][9]. Cet outil permet de cartographier les relations logico-sémantiques qui organisent les systèmes symboliques selon quatre positions fondamentales et leurs articulations.
Structure et dynamiques du carré sémiotique
Le carré sémiotique révèle plusieurs types de relations susceptibles d'analyse entropologique[10][9] :
Ces relations structurent l'espace sémiotique en créant des positions de stabilité (les quatre termes fondamentaux) et des zones de transformation (les méta-termes complexes et neutres). L'analyse entropologique examine comment ces positions résistent ou cèdent face aux processus de dégradation informationnelle[1].
Applications entropologiques du modèle greimasien
Dans une perspective entropologique, le carré sémiotique permet d'analyser :
L'approche structuraliste lévi-straussienne et l'entropologie
Anthropologie structurale et analyse sémiotique
L'anthropologie structurale de Claude Lévi-Strauss[11][12] propose une approche sémiotique des phénomènes culturels particulièrement éclairante pour une analyse entropologique. En révélant les structures sous-jacentes qui organisent les mythes, les systèmes de parenté et les classifications symboliques, cette approche met au jour les invariants qui résistent aux transformations historiques[12].
La méthode structuraliste examine comment les oppositions binaires structurent l'expérience culturelle selon des logiques qui échappent largement à la conscience des acteurs[11]. Cette dimension inconsciente des structures symboliques constitue un facteur de stabilité face aux processus entropiques qui affectent les niveaux conscients de la culture[13].
L'analyse mythologique et l'entropie
L'étude des mythes chez Lévi-Strauss[14][15] révèle des mécanismes anti-entropiques particulièrement sophistiqués. Les mythes fonctionnent comme des machines à penser qui transforment les contradictions et les tensions culturelles en structures narratives cohérentes[14].
Cette fonction transformatrice des mythes constitue un processus néguentropique : ils réorganisent les éléments culturels disparates en ensembles signifiants, produisant de l'ordre et du sens face à la tendance générale à la dégradation informationnelle[1].
Sémiotique et écologies entropiques
Les trois écologies et les systèmes sémiotiques
L'analyse entropologique de la sémiotique doit considérer les trois écologies identifiées par Félix Guattari et reprises par Bernard Stiegler[1] :
Ces trois niveaux interagissent dans des boucles de rétroaction complexes où les dysfonctionnements entropiques de l'un affectent les autres, créant des spirales de dégradation qui menacent la cohérence des systèmes sémiotiques globaux[1].
Résistances sémiotiques et processus néguentropiques
Face aux processus entropiques, les systèmes sémiotiques développent des mécanismes de résistance spécifiques :
Ces mécanismes constituent autant de processus néguentropiques qui permettent aux cultures de maintenir leur cohérence symbolique malgré les forces de dégradation qui les traversent[1].
Syntaxe de l'entropologie et analyse sémiotique
Principes méthodologiques
Une syntaxe de l'entropologie appliquée à l'analyse sémiotique doit articuler plusieurs niveaux d'analyse[16] :
Cette approche méthodologique permet de saisir la dialectique entre les forces entropiques qui menacent la cohérence des systèmes sémiotiques et les processus créatifs qui permettent leur renouvellement constant.
Applications pratiques
L'analyse entropologique de la sémiotique trouve des applications concrètes dans :
Perspectives critiques et développements
Limites de l'approche structuraliste
L'analyse entropologique révèle certaines limites de l'approche structuraliste classique[8][17] :
Ces limites appellent le développement d'approches post-structuralistes qui intègrent mieux la temporalité et la complexité des processus sémiotiques contemporains[17].
Vers une sémiotique dynamique
L'analyse entropologique ouvre la voie à une sémiotique dynamique qui :
Cette approche dynamique permet de mieux saisir la complexité des phénomènes sémiotiques contemporains et leurs articulations avec les enjeux écologiques, sociaux et technologiques de notre époque.
L'analyse entropologique de la sémiotique révèle ainsi la **richesse heuristique** d'une approche qui articule les acquis du structuralisme classique avec les enjeux contemporains de l'Entropocène. Elle ouvre des perspectives nouvelles pour comprendre comment les systèmes de signification résistent, se transforment et se régénèrent face aux défis de notre temps.
- On peut dire qu'il balaye large le copain !
- Oui, tout ça parce que, par flemme, j'ai écrit "analyse entropologique" au lieu de "rapport à la syntaxe entropologique". Résultat : au lieu d'un test un peu bébête de ma syntaxe, je me retrouve avec une mise en perspective de notre démarche à partir de Lévi-Strauss et du la 3eme Loi de la thermodynamique introduisant le concept d'entropie...
- Et tu vas te lancer là-dans ?
- Cela fait 30 ans que je rumine ces sujets, et nous ne sommes pas là pour en faire une énième resucée. Non, l'idée première était de tester Perplexity, et pour ce faire, nous allons lui faire faire ce travail d'universitaire, à partir de notre syntaxe (en la corrigeant au passage). L'idéal serait que je puisse faire le lien entre notre topologie de l'Imaginaire d'un point de vue central en [#]♢, avec ce qu'une IA peut en dire en [⚤]♧.
Le 04/ 09/ 2025 :
- Je me suis arraché les cheveux en m'évertuant toute la journée d'hier à faire comprendre à Perplexity les 4 cheminements possibles sur le cross-cap.
- Tu ne vas pas pleurer sur tes déboires ?
- Non, pas, mais ce matin, je crois avoir compris pourquoi l'IA se mélange les pinceaux : elle ne distingue pas une explication "topologique" d'un processus narratif.
- Par exemple?
- Pour ne pas toujours désigner les 4 coins de notre carré topologique par [⚤]♧/ [♻]♧/ [⚤]♡/ [♻]♡ , ce qui est vite fastidieux à écrire, j'ai proposé d'utiliser des lettres respectivement A=[⚤]♧/ B=[♻]♧/ C=[⚤]♡/ D=[♻]♡.
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Mais je me suis rendu compte que "naturellement", l'IA parcourt un carré dans le sens négatif (ou horaire) (i.e.: [♻]♧/ [⚤]♧/ [⚤]♡/ [♻]♡) d'où une grande confusion, car dès que je lui demande d'enregistrer les modifications apportées à la Syntaxe, pour l'interroger là-dessus sur un autre fil de discussion, elle a tout oublié, pour reprendre ses habitudes, et est complètement perdu.
- Et bien fait plus simple...
- Oui, mais d'abord il faut bien comprendre que ma représentation elle-même est confuse : en écrivant
| Immanence | ↺ | ↺ | ↺ | ↺ |
|
Quantique |
↻ | ↻ | ↻ | ↻ |
| Philosophie | ↺ | ↺ | ↺ | ↺ |
|
Transcendance |
↻ | ↻ | ↻ | ↻ |
Les flèches comme les spins sont des objets "topologiques", mais la succession, en passant d'une colonne à l'autre est d'ordre temporelle, et mon IA, utilisant le symbole "→" tantôt dans un registre, tantôt dans l'autre est perdu. Il faut toujours lui rappeler le contexte.
Cette difficulté qu'elle rencontre indique que moi-même suis confus, mais ce matin au réveil, je me suis dit qu'il y avait sans doute une façon simple de présenter ces circulations par une description purement topologique. C'est-à-dire en prenant l'ordre "naturel" de désignation des coins du carré pour notre IA — à savoir : A=[♻]♧/ B=[⚤]♧/ C=[⚤]♡/ D=[♻]♡ — et en notant les flèches par leurs extrémité (ex AB = A→B). D'où ces consignes transmises à l'IA :
Ce qui est contre-intuitif, c'est cette opposition entre :
Le 05/ 09/ 2025 :
- En cherchant hier de quelle façon interpréter les rapports entre les flèches, représentant les mouvements locaux du Sujet sur une voie topologique et le spin qui traduit un mouvement global sur le cross-cap, j'ai retrouvé un jeu simple entre les lettres ABCD désignant les coins de cette surface.
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En déduire qu'il y avait un temps narratif positif (dans le sens du spin) associé à un "contre temps" accroché au passage d'un tronçon à l'autre était stupide de ma part ! Et encore plus de vouloir utiliser cette facilité d'écriture (écrire les glyphes en les tournant de 90° à partir de 2 glyphes racines), en pensant que cela expliquait quoi que ce soit... Ce faisant je pervertissais l'idée originelle d'une parcours en ligne droite sur le cross-cap, ramenant le Sujet à sa posture initiale.
Le seul constat à prendre en compte est qu'il y a 2 et seulement 2 façons de faire un tel balayage de l'Imaginaire, chacune pouvant être caractérisée par le "spin" ↺ ou ↻ du Sujet.
- Tu ne vas pas nous raconter par le menu tes déboites avec Chat GPT ?
- Non, mais ça me fait penser à Richard Feynman (voir "Déconstruire le temps") et à Alain Conne et sa géométrie non commutative (voir quelques articles sur ce blog, tels "Comment aborder la géométrie non commutative #1?"). Lorsque tu tentes d'exprimer dans un langage de niveau [⚤]♧, c.-à-d. dans une narration, un concept de niveau [#]♢, sans expliciter le contexte, tu soulèves fatalement des paradoxes au niveau inférieur —spécifiquement d'ordre temporel. C'est ce que j'ai expérimenté hier en tentant de faire comprendre à une machine de Turing (i.e.: fonctionnant à partir d'une horloge), un déplacement du Sujet linéaire et "droit devant lui" sur un cross-cap.
En [#]♢, la narration correcte, c.-à-d. la succession des étapes du Sujet dans son Imaginaire, se traduit par le spin et la dualité fondamentale de tous nos concepts, se traduit ici par un choix entre ↺ et ↻.
On peut pousser plus loin en revenant à la dispute entre Einstein et Bohr :
Bohr :
Lorsque Bohr choisit la voie des mots, il peut en rester à naviguer entre ces deux étapes d'une intention limité à l'observation des choses (et paradoxalement en commençant par s'occuper de la théorie).
|
Quantique |
↻ | ↻ |
C'est simple, et tu as un automatisme de répétition de toute beauté des deux mouvements reliant BCA qui ronronne sans rien demander à personne. Ensuite, lorsque le circuit se stabilise, et que le physicien prend de l'âge, il peut passer à la suite en [♻]♡, et philosopher sur ton expérience.
- C'est l'autre triangle ACD?
- Oui, dans un mouvement qui termine la démarche quantique, par où le philosophe commence la sienne en [♻]♡. Dans la même voie des choses, mais en sens inverse :
|
Quantique |
↻ | ↻ | ↻ | ↻ |
Einstein :
Parfaitement convaincu que ses théories expriment des "Lois naturelles", il file le train à Platon, dans la voie des choses en s'appuyant sur une "vérité" transcendante. Et la question de la syntaxe s'en trouve disqualifiée, puisqu'il parle du Réel et non d'une construction intellectuelle. Il est donc sur un ruban de Moébius, représentable sur le cross-cap de cette manière :
| Platon | ↺ | ↺ |
Sur le ruban, le retour au niveau [⚤]♡ se charge d'un sens découlant du principe Unitaire explicité en [♻]♡.
- Et toutes ces réflexions te viennent de tes déboires avec l'IA ?
- Oui, parce qu'elle est incapable de faire semblant de comprendre, et le dit sans détour car sans ego. Elle est fondamentalement scotchée en [⚤]♧ ...
- Jusqu'à ce que l'on développe de vrais ordinateurs quantiques.
- C'est dire si j'ai hâte !
Le 07/ 09/ 2025 :
- Et maintenant on fait quoi, en attendant d'avoir accès à ces merveilleuses machines en gestation ?
- Il faut que je réfléchisse un peu à la façon d'utiliser nos IA actuelles, car après tout, lorsque je lance Perplexity sur un thème, elle me renvoie des choses intéressantes, c'est une bonne débroussailleuse, et pourquoi s'en priver?
- Tu termines cet article là-dessus?
- Nous étions partis d'une suggestion de Perplexity, à savoir : tester la compatibilité de la sémiotique avec notre syntaxe. Il est clair que Perplexity ne nous sera d'aucun secours sur le fond, mais après nous être heurtés au fait brut que notre IA manoeuvre en [⚤]♧, ceci nous amène à réfléchir au cadre général de la sémiotique
- Je comprends : le graphisme de ce carré sémiotique inciterait à le voir comme une sorte d'objet classifiant en [⚤]♢?
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- Exactement : la sémiotique se présente elle-même comme un effort de syntaxe, et créée des liens entre concepts, nommément S1 et S2, tout comme la théorie des catégories définit un morphisme entre un domaine et un codomaine (notre objet initial le plus élémentaire étant le monoïde •⟲ en [∃]♢, dont l'objet classifiant Ω est situé en [⚤]♢.)
- À rapprocher de notre description de l'Imaginaire du Sujet par une surface topologique de niveau [#]♢, quand cette sémiotique serait de niveau [⚤]♢?
- À voir. La topologie algébrique est elle-même un effort pour ramener la description d'un objet en [#]♢ à un objet issu de la théorie des groupes en [⚤]♢ et en adoptant cette approche nous aurions a priori un problème du même ordre...
- La première chose à faire serait certainement d'exprimer la logique déployée en sémiotique en termes de théorie des groupes, n'est-ce pas ?
- Le problème est que S1 et S2 ne peuvent pas être considérés comme les sous-groupes d'un groupe plus vaste par exemple (S1; S2). (lien ici)
- Et donc ?
- Si ce n'est toi c'est donc ton frère : Si S1 et S2 ne sont pas dans une relation réductible à la théorie des groupes, c'est qu'il sont orthogonaux entre eux (et non pas en relation dialectique) et qu'il faut les représenter en [#]♢.
- N'est-ce pas le point de vue que tu avais déjà adopté ? (voir "Le carré sémiotique — suite")
- C'était encore confus, et à l'époque, j'étais focalisé sur la différence homologie/ cohomologie, sans utiliser les ressources d'une représentation de l'Imaginaire par un cross-cap. Laisse-moi le temps de m'y replonger...
Le 08/ 09/ 2025 :
- Pas trop le temps de m'y remettre aujourd'hui, je prends juste celui de revenir à la comparaison du carré sémiotique à un "objet classifiant". Ce qui m'avait dérangé hier, c'est que ∾S1 et ∾S2 soient indéfinis, d'où mon incertitude quant à la possibilité d'y voir un "objet classifiant" en [⚤]♢.
- Pour t'en sortir considère les objets étiquetés ∾S comme isomorphes au regard de S. De cette manière tu respectes la définition de l'objet classifiant qui est précisément classifiant à isomorphisme près. (lien ici), et donc ton analogie tient la route...
- OK, dans ces conditions, il devient assez "naturel" de parler de sémiotique, comme d'un effort de ce type : [⚤]♢←[#]♢.
- Une sorte de "schéma" de Grothendieck ?
- Oui, ça nous avait déjà titillé les neurones (voir "Le schéma L de Lacan comme un schéma de Grothendieck").
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- Mais comment situer un tel déplacement [⚤]♢←[#]♢, alors que tu ne cesses de dire que le Sujet "tourne en rond" autour de [#]♢, sans l'atteindre ?
- Il faut que l'auteur 𓂀 "saute" à pieds joints en [#]♢ pour, de là, considérer l'Imaginaire du Sujet 𓁜𓁝 comme un cross-cap. Nous sommes ici au centre du plan projectif (le point où toutes les routes convergent sur l'image ci-jointe), d'où elles partent pour se croiser ensuite à la périphérie (les bordures [∃] et [∅]).
| 𓂀♡ | 𓂀♡ | |||||
| ↑ voie (♧𓁜𓁝♡) ↓ | [∅] | [∅] | [∅] | |||
| [∃]♡ | [⚤]♡ | [#]♡ | [♻]♡ | [∅]☯ | ||
| [∃]♢ | [⚤]♢ | [#]♢ | [♻]♢ | [∅] | ||
| ☯[∃]♧ | [⚤]♧ | [#]♧ | [♻]♧ | [∅] | ||
| [∃]⚤ | [∃]# | [∃]♲ | ||||
| 𓂀♡ | ←voie (☯𓁜𓁝☯)→ | 𓂀♡ | ||||
- Autrement dit, les 4 "circuits" sur le cross-cap, sont un point de vue de l'Auteur 𓂀#♢, sur un Sujet 𓁜𓁝 qui n'a pas nécessairement conscience du niveau [#]♢?
- Oui, de même que nous définissons la voie suivie par Platon comme orthogonale à celle des Sophistes, quand bien même cette caractérisation serait insensée à leurs yeux. C'est nous qui les mettons ainsi au fond d'une caverne, où leurs démarches sont comme des ombres projetées, chacune sur les axes orthogonaux, d'un discours que nous voyons se développer entre les deux.
- Et donc, excuse-moi du peu, il fallait attendre Grothendieck pour penser [⚤]♢←[#]♢?
- Comme tout découvreur il a des précurseurs, bien entendu, et l'on pourrait remonter jusqu'à Évariste Galois, mais disons que j'en fais mon point de fuite.
- OK, soit pour la contextualisation, et si tu revenais à la sémiotique ?
Le 15/ 09/ 2025 : Istanbul
- Je suis obligé de me relire, car j'étais loin de la sémiotique ces temps-ci, et je trouve le travail Perplexity remarquable, en ce sens qu'en brassant des mots pour donner du sens à une demande très vague, elle fait des liens qui donnent à réfléchir, bref son utilité est peut-être de nous surprendre.
- Par exemple ?
- Lorsqu'elle sort ceci :
On peut voir assez facilement que l'icône se conçoit lorsque l'Auteur est dans la voie des choses (☯𓁜𓁝☯) et le symbole, lorsqu'il est dans la voie des mots (♧𓁜𓁝♡). Quant à l'indice, il nous renvoie au système des signatures, relevé par Michel Foucault dans "Les mots et les choses", justement. Comme tu le vois, il y a déjà là matière à méditations...
- Mouais, ça ne nous avance pas beaucoup...
- Pour te dire vrai, j'aimerais terminer cet article au plus vite, pour apprendre à me servir d'une IA. J'ai d'ailleurs commencé à lire le petit opuscule d'un youtubeur sur le sujet qui m'a beaucoup intéressé, car il apparaît que les mécanismes d'apprentissage mis en oeuvre utilisent à fond des principes économiques qui sont par essence "entropiques".
- De quelle façon ?
- Par exemple, pour apprendre à une IA comment sortir d'un labyrinthe, la technique la plus courante consiste à mettre en place un système de "récompenses", qui pousse l'IA à rechercher le chemin le "plus court" pour s'en sortir.
- OK, on en reste là pour la sémiotique ?
- Oui, nous aurons tout le temps d'y revenir plus tard.
- Amen.
Hari
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