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Sur les traces de Lévi-Strauss, Lacan et Foucault, filant comme le sable au vent marin...

L'Homme quantique

À propos des modalités du jugement chez Kant et Lacan

Le 30/ 04/ 2026 :

- Arrivé à la page 133 des Prolégomènes (voir ici dans #4), je tombe sur une note de bas de page qui me révèle un manque criant dans mon approche topologique : le concept de "modalité" dont parle Kant à propos du jugement.

Naïvement je cherche à voir si Kant est le premier à en parler, pour découvrir l'étendue de mon ignorance :

— 🤖 : "Avant Kant, l’idée de modalité (possible / nécessaire / contingent / impossible) est déjà abondamment travaillée, même si le mot «modalité» n’est pas toujours utilisé comme chez lui.

1. Aristote : nécessité, possibilité, contingence

  • Aristote traite explicitement de la nécessité, de la possibilité et de la contingence dans la logique (surtout De Interpretatione et les Analytiques), et développe une logique modale syllogistique.[1][2]
  • Il distingue notamment plusieurs notions de «possible» (possibilité comme simple absence de nécessité, ou comme «pouvoir être autrement») et définit la contingence comme ce qui n’est pas nécessaire mais n’entraîne pas d’impossible.[2][1]

On peut dire que la première grande théorie systématique de la modalité en Occident est aristotélicienne.

2. Les médiévaux : nécessité / possible / contingent

  • Les scolastiques (via Boèce, puis toute la tradition médiévale) reprennent et peaufinent la logique modale d’Aristote, en particulier dans les débats sur les futurs contingents, la liberté, la toute‑puissance divine, etc.[3][4
  • On distingue alors finement :
    • nécessité absolue vs nécessité conditionnelle,
    • possibilité comme puissance (potentia) réelle,
    • causes nécessaires vs causes contingentes.[4][5][3]

Des auteurs comme Duns Scot développent une théorie sophistiquée de la modalité comme alternativeness (ce qui pourrait être autrement), qui ressemble déjà à une proto‑sémantique des mondes possibles.[5][3]

3. La tradition métaphysique moderne : Descartes, Leibniz, Locke…

  • Leibniz propose une métaphysique modale très riche : nécessité, possibilité, contingence sont liées à sa théorie des vérités et à l’idée qu’un énoncé nécessaire est tel que sa négation implique contradiction, alors qu’un énoncé contingent reste compatible avec l’essence des choses.[6][7]
  • Il utilise aussi la distinction entre nécessité absolue et nécessité hypothétique, et anticipe l’idée de mondes possibles même s’il ne formalise pas une logique modale au sens moderne.[7][6]

Dans l’ensemble, avant Kant, la modalité est surtout un problème métaphysique et logique (comment penser le nécessaire et le possible, la liberté, Dieu, etc.), plutôt qu’une catégorie systématique de la critique de la connaissance comme ce sera le cas chez Kant.

4. Ce que Kant ajoute

Kant hérite donc d’une longue tradition sur le nécessaire / possible / contingent, mais il les intègre dans une table des catégories et en fait des modalités du jugement et de l’objet, liées à nos facultés (possibilité logique, réalité dans l’expérience, nécessité transcendantale).[8][9]
Ce qui est original chez lui, ce n’est pas d’introduire les mots, mais de les systématiser comme moment constitutif de tout jugement d’objet (et pas seulement comme un problème de métaphysique générale).[10][8]
" (Sources : suivre le lien)

- Bon, ce loupé vient de mon manque de culture philosophique et d'une approche autodidacte...

- Un peu tard pour te former, mais concrètement, en quoi cela impacte-t-il ta représentation topologique ?

- C'est ce que je voudrais déterminer dans cet article. Tout d'abord, Lacan apparaît dans le paysage et cela nous concerne au premier chef :

— 🤖 : En psychanalyse (surtout Lacan)

  • Lacan reprend et transforme la logique modale classique (nécessaire, possible, impossible, contingent), dans une perspective qui reste profondément marquée par la question kantienne des conditions de possibilité, mais déplacée sur le terrain du Réel, du Symbolique et de l’Imaginaire.
  • Il utilise les quatre modalités (nécessaire, impossible, contingent, possible) pour qualifier le statut des énoncés et des «écritures» du psychisme : par exemple,
    • l’impossible comme «ce qui ne cesse pas de ne pas s’écrire»,
    • le nécessaire comme «ce qui ne cesse pas de s’écrire», etc.
  • Dans des lectures «Kant avec Lacan» (Zupančič, école de Ljubljana, etc.), on met explicitement en rapport la structure modale kantienne (conditions de possibilité, de réalité, de nécessité de l’expérience morale ou théorique) avec la logique du désir et du réel chez Lacan (éthique du réel, primat de l’impossible, etc.).

Pour ta syntaxe entropologique, cela donne au moins trois lignées exploitables :

  • une lignée transcendantale / logique (Kant, puis les logiciens kantiens contemporains) qui fixe la grammaire des modalités de jugement;
  • une lignée linguistique / pragmatique qui décline ces modalités dans l’énonciation (modalité épistémique, déontique, etc.);
  • une lignée psychanalytique (lacanienne) qui transpose les modalités dans la structure du sujet, du réel et du désir." (Sources : suivre le lien)

Il faut creuser la reprise par Lacan des modalités :

— 🤖 : "Lacan explicite les quatre modalités (nécessaire, impossible, contingent, possible) surtout dans les Séminaires XIX (…ou pire), XX (Encore) et XXI (Les non‑dupes errent), en les reformulant par des phrases avec «cesser / ne pas cesser» et «s’écrire / ne pas s’écrire».[1][2][3]

1. Les quatre définitions lacaniennes
Dans Encore, à partir de la logique modale aristotélicienne, Lacan propose la distribution suivante (qui reprend et précise ce qu’il esquisse déjà dans …ou pire) :[2][1]

  • Nécessaire : «ce qui ne cesse pas de s’écrire»
    → ce qui est déjà formalisé ou toujours formalisable par des signifiants : l’ordre symbolique, les lois structurales, ce qui «s’écrit» sans cesse comme règle.[1][2]
  • Impossible : «ce qui ne cesse pas de ne pas s’écrire»
    → le Réel au sens fort (par ex. le non‑rapport sexuel), ce qui ne peut pas être pris dans une écriture signifiante, ce qui résiste absolument à la formalisation.[4][2]
  • Contingent : «ce qui cesse de ne pas s’écrire»
    → ce qui était jusque‑là impossible (ne cessant pas de ne pas s’écrire) et qui, à un moment, fait coup, s’inscrit, trouve une écriture (par exemple l’événement, la rencontre, l’acte qui arrache un morceau de réel à l’impossible).[5][2][1]
  • Possible : «ce qui cesse de s’écrire»
    → ce qui a pu s’écrire, ou aurait pu s’écrire, mais qui n’est plus en cours d’inscription : une possibilité ouverte ou passée, un «aurait‑pu», un reste‑possible du côté de ce qui n’est plus actuellement nécessaire.[5][1]

Ces quatre définitions forment un carré modale propre à Lacan, qui réorganise les oppositions classiques : le nécessaire n’est pas simplement opposé au contingent, ni l’impossible au possible, mais l’impossible se noue au nécessaire, et le contingent / possible ouvre des «bords» temporels sur ce noyau.[2][5]

2. Références directes chez Lacan [...]

3. Comment cela se lie à Kant dans ta perspective

Lacan reprend les quatre modalités classiques (nécessaire, impossible, contingent, possible), qui prolongent Aristote et toute la tradition métaphysique, mais les recode en termes d’écriture plutôt qu’en termes de simples prédicats de l’être.[7][1]
Là où Kant articule possibilité / existence / nécessité à la structure de nos facultés de connaissance, Lacan articule nécessaire / impossible / contingent / possible à la structure du symbolique–imaginaire–réel en termes de ce qui s’écrit, ne s’écrit pas, cesse, ou commence à s’écrire.[8][1]"
(Sources : suivre le lien)

- Ouf, compte tenu du rappel au triptyque Réel/ Imaginaire/ Symbolique, et à son rapport à l'écriture (qui chez nous devient représentation topologique), nous devrions rapidement y retrouver nos petits.

- Juste une chose : dans ta syntaxe, et pour des raisons propres à ton cheminement personnel, tu as privilégié une écriture selon la voie des choses. Il serait mieux, à mon avis, d'aborder ici une écriture selon la voie des mots, puisqu'il s'agit du rapport du Sujet à sa propre expression.

- OK, repartons donc de la base de notre représentation de l'Imaginaire, comme domaine de la représentation :
Réel[∃𓁜—Imaginaire—𓁝∅]Symbolique 
Les postures du Sujet rappelant la posture du comptable :

  • 𓁜 : ex post : il fait une clôture  de bilan, ou dénote le Réel;
  • 𓁝 : ex ante : il projette un bilan prévisionnel, ou connote le vide actuel.

Tout ceci pouvant se définir à partir des propriétés universelles de l'objet initial [∅] et de l'objet final [∃] en théorie des catégories.

- Tu commences par la fin ?

- C'est le plus simple. À partir de là, tentons de remonter à la source. Lacan nous propose un grille de lecture de pure logique du 1er ordre. 

  cesse ne cesse pas
de s'écrire possible nécessaire
de ne pas écrire contingent impossible

À partir de cette table, il faudrait remonter aux postures du Sujet correspondant au fait d'écrire ou pas, et interpréter le fait de cesser ou non.

- Je te propose ceci : cesser marque un saut de posture : soit 𓁝=>𓁜 ou 𓁜=>𓁝.

- Admettons, maintenant, s'écrire suppose la posture ex post, c'est ce qui nous a conduit à utiliser le symbole 𓂀, pour caractériser, justement, la posture ex post de l'auteur d'un discours : (𓁝𓁜)𓂀. Ça nous donnerait le tableau suivant de mouvements du Sujet :

  cesse ne cesse pas
𓁜 de s'écrire  𓁜=>𓁝 𓁜
𓁝 de ne pas écrire 𓁝=>𓁜 𓁝

Je vais laisser là ces tentatives de rapprochement avec l'écriture de Lacan, parce qu'il me semble voir une distorsion dans sa représentation du Réel. (Note 1)

Par ailleurs la logique qui s'y déploie n'est pas du premier ordre, et échappe donc au monde de Kant.

Je retiens seulement la première colonne qui pourrait être utile :

  • ♢𓁜𓁝♡ : une question 𓁝♡  sur le sens d'une proposition ♢𓁜;
    => soit une suspension de l'écriture, en attente de sens;
  • 𓁝♡𓁜 : un jugement au sens de Kant : le bouclage du circuit (1)-(2).
    => soit une reprise de l'écriture en revenant par (1).

- Mouais... Ça ne nous aide pas beaucoup dans la lecture de Kant...

- Tentons notre chance du côté des logiciens, car j'ai accroché sur le nom de Carnap au fil de notre discussion avec Perplexity.

— 🤖 :" Oui, on peut parler de logique modale à partir de Kant, mais avec deux nuances importantes : chez Kant, la modalité reste d’abord une catégorie de la pensée (rapport du jugement à la faculté de connaître), et ce n’est qu’ensuite que les logiciens du XXᵉ siècle (dont Carnap) en font une logique formelle avec opérateurs.
[...]
Les «modes» ont-ils un impact sur la logique du jugement ?
Oui, mais pas au sens d’un autre système logique (non‑classique). L’impact est double :

  1. Au niveau des formes de jugement 
    Dans la Logique (Jäsche), Kant relie chaque type de modalité logique à un principe :
    • problématique : principe d’absence de contradiction (détermine la possibilité logique d’un jugement) ;
    • assertorique : principe de raison suffisante, qui fonde l’actualité logique (il y a un «fondement» pour affirmer) ;
    • apodictique : nécessité logique du jugement.[7][8]

   Autrement dit, selon le mode, on ne demande pas la même chose à un jugement : simple cohérence, justification effective, ou nécessité stricte.

  1. Au niveau des catégories de modalité
    Les catégories de modalité (possibilité / existence / nécessité) ne définissent pas un autre calcul logique mais une autre manière de rapporter le contenu à nos facultés :
    • ce qui est possible est pensable sans contradiction,
    • ce qui est réel est donné dans l’expérience,
    • ce qui est nécessaire est exigé a priori par les conditions de l’expérience.[9][10][6]

La logique des jugements reste classique, mais la lecture modale d’un même contenu change, selon que le jugement est tenu pour simplement possible, effectivement vrai, ou nécessairement vrai pour tout sujet rationnel.

  1. De Kant à la «logique modale» au sens technique
    La logique modale au sens contemporain (Carnap, Kripke, etc.) apparaît quand on formalise ces distinctions sous la forme d’opérateurs :
    • ◇P : il est possible que P,
    • □P : il est nécessaire que P.  

Carnap, par exemple, introduit un opérateur de nécessité Nα («α est logiquement nécessaire») et construit une logique avec des règles particulières pour ces opérateurs.[2][11]
Les discussions récentes sur la «Kantian modality» cherchent à articuler cette logique modale moderne avec la structure kantienne : distinguer possibilité purement logique, possibilité réelle (liée à l’expérience), nécessité transcendantale, etc.[4][10][12]

Donc :  

  • Chez Kant, les modes (modalités) modifient la valeur et le statut du jugement (possible / actuel / nécessaire), mais sans changer la logique de base (non‑contradiction, etc.).[8][5]
  • La logique modale au sens technique est une reconstruction postérieure, qui prend ces distinctions comme matériau pour définir un calcul formel des opérateurs de nécessité et de possibilité.[2]" (Sources : suivre le lien)

Je sens que je m'égare... Il faut attaquer sous un autre angle :

— 🤖 :" Oui, on peut tout à fait « recoder » la logique modale de Carnap dans le langage de la théorie des catégories, mais c’est une reconstruction moderne, pas quelque chose que Carnap ait fait lui‑même.

  1. Ce que fait Carnap côté modal

Dans Meaning and Necessity, Carnap définit un opérateur de nécessité N : N(A) veut dire «A est logiquement nécessaire».[1][2]
Sémantiquement, il introduit un ensemble de state‑descriptions (descriptions complètes possibles du monde), et stipule :

  • N(A) est vrai dans une state‑description s ssi A est vrai dans toutes les state‑descriptions.[3]
    C’est donc, structurellement, un quantificateur sur un ensemble de «mondes» (state‑descriptions) :
  • l’opérateur modal fonctionne comme un foncteur \Box qui à chaque proposition associe «vraie dans tous les mondes».
  1. ## 2. Ce que la théorie des catégories apporte
    La théorie des catégories offre des cadres pour sémantiser la logique modale de manière très générale :
    • On sait déjà recoder la logique classique / intuitionniste dans des topos, des catégories cartésiennes fermées, etc.
    • Pour la logique modale, on a des sémantiques catégoriques qui généralisent Kripke ou la topologie :
      • Stone dualité / dualité syntaxe–sémantique pour les logiques modales.[4]
      • Sémantique topologique ou topos‑théorique des logiques modales (intérieures / fermetures comme interprétation de ◻ / ◇).[5][6]
      • Modèles de logique modale dans des topos de préfaisceaux, avec des structures de «model category» (au sens de Quillen) qui donnent une homotopie pour la logique modale.[7]

Dans ces cadres :

  • L’opérateur◻ (nécessité) est typiquement interprété comme un endofoncteur sur un objet de propositions (par ex. un opérateur d’intérieur ou de fermeture).[6][5]
  • Les axiomes modaux (S4, S5…) se traduisent en conditions catégoriques sur ce foncteur (idempotence, monotonie, etc.).[4][6]
  1. ## 3. Relecture « carnappienne » en termes catégoriques
    Carnap ne parle pas de catégories, mais sa sémantique peut être vue comme un cas particulier de ce schéma général :[8][3]
    • L’ensemble des state‑descriptions joue le rôle de base (un «espace» de mondes).
    • Le fait que N(A) soit vrai ssi A est vrai dans tous les mondes se lit comme :
      • \Box est l’opérateur qui envoie une proposition sur son extension intersectée sur tous les mondes (= la partie «invariante»).  

nc de situer la sémantique de Carnap comme un cas particulier (un « topos simplifié » où les mondes sont juste un ensemble discret).[4][6]" (Sources : suivre le lien)

- Ouf ! Voilà qui me rassure un peu !

- C'est-à-dire ?

- Mon objectif final —qui est de rattacher notre description de l'Imaginaire du Sujet par un topos— est suffisamment large pour récupérer la conception Kantienne des modalités, sans perte au feu.

- Tu n'en doutais pas sérieusement... Maintenant, il s'agit de suivre le chemin inverse et de comprendre comment passer de Kant au monde actuel, en ne surdéterminant pas ses concepts.

- Tentons ceci : y a-t-il un rapport entre le principe d'universalité kantien et l'approche de Carnap :"N(A) est vrai dans une state‑description "s" ssi A est vrai dans toutes les state‑descriptions"

— 🤖 :"On peut faire un vrai parallèle structurel entre les deux, même si Kant et Carnap n’emploient pas le même langage ni le même cadre.

1. Ce que dit exactement chacun
[...]
2. Le point commun profond : invariance sur un domaine de «possibilités»Dans les deux cas, on a la même forme logique abstraite :
=> Un énoncé a un rang spécial (universel / nécessaire) s’il est indépendant de la variation sur un certain domaine de possibles.

  • Chez Kant :
    le domaine de variation = toutes les expériences possibles d’un objet par tous les sujets possibles partageant notre forme d’intuition et nos catégories.[7][1]
    Universalité = l’énoncé reste vrai quel que soit le sujet humain qui expérimente selon ces formes.
  • Chez Carnap :
    le domaine de variation = toutes les state‑descriptions compatibles avec le système de langage.[5][4]
    Nécessité N(A) = A reste vrai quelle que soit la manière complète de décrire le monde, tant qu’on respecte les règles du langage.

Dans les deux cas, l’important est :  

  • On a un paramètre de variation (sujet / expérience chez Kant, monde / state‑description chez Carnap).  
  • On caractérise un statut fort (universalité, nécessité) en disant : l’énoncé ne dépend pas de ce paramètre.

D’un point de vue «entropologique», c’est exactement un schème d’invariance à travers une multiplicité :  

  • multiplicité des sujets et des actes d’expérience (Kant) ;  
  • multiplicité des mondes sémantiques (Carnap).

3. Les différences à bien garder

Malgré ce schème commun :

  • Kant parle d’universalité dans un sens transcendantal : ce qui vaut pour tout sujet humain possible, parce que la structure de nos facultés est commune.[2][1][7]
  • Carnap parle de nécessité dans un sens purement sémantique / logique : ce qui vaut dans tous les modèles (state‑descriptions) autorisés par un langage formalisé.[4][5]" (Sources : suivre le lien)

- Où l'on voit clairement la différence entre les deux, ce qui me mène directement à y voir une différence entre philosophie "Continentale" et "Anglo-saxone" ?

- Vue un peu simpliste des choses, contre laquelle l'I.A. te met en garde !

— 🤖 : "[...] Donc on peut dire, en forçant un peu :

  • Kant : transcendantal, cherche des conditions universelles de possibilité de l’expérience (ce qui ressemble à la tradition «continentale» du sujet, de la phénoménologie, etc.).
  • Carnap : logico‑empiriste, dans le sillage de Hume mais logiquement armé, pour qui la nécessité se ramène à des conventions linguistiques et à la structure d’un langage formel.

Mais il faut éviter deux simplifications :

  1. Kant n’est pas l’inverse de Hume : il intègre la critique humeenne et la déplace au niveau transcendantal.
  2. Carnap n’est pas juste «habitude» : chez lui, la nécessité n’est plus psychologique, elle est sémantique (vérification dans tous les modèles), ce qui est une autre manière de neutraliser l’idée kantienne de nécessité «dans la structure de la subjectivité»." (Sources : suivre le lien)

- Où l'on voit le rôle du langage dans la formation du jugement...

- C'est assez proche de ta recherche d'une forme topologique de l'Imaginaire, non ?

- Oui, je ferais bien de m'en souvenir avec plus de conviction... Ce qui nous ramène à Lacan, finalement.

— 🤖 : "Il y a une analogie forte dans la façon dont Carnap et Lacan pensent qu’un sujet est «pris» dans une structure de langage, mais je ne connais pas de travail majeur qui les mette explicitement en regard sur ce point précis (Lalangue / frameworks carnapiens). On est plutôt devant un rapprochement à construire. [...]

Mais il y a aussi deux différences majeures :

  • Carnap reste dans une logique du code explicite (syntaxe/ sémantique formalisées), visant la clarté scientifique, l’élimination de la métaphysique.[12][1][6]
  • Lacan insiste sur la dimension d’équivoque, de non‑savoir, de jouissance de lalangue, irréductible à un code ou à un système logique transparent.[8][9]

Qui en parle ?

Je ne vois pas, dans les sources accessibles, de travail classique du type « Carnap et Lacan sur le langage » ; la grande opposition canonique est plutôt Carnap vs Heidegger autour de la signification du langage et de la métaphysique.[13][14]
Certains auteurs commentent Carnap sur les frameworks linguistiques et la dimension quasi‑pragmatique/non‑cognitive des choix de cadre, ce qui peut rappeler, de loin, l’idée lacanienne que le sujet est pris dans un «régime de parole» plutôt que dans des faits bruts.[7][2][3]"
(Sources : suivre le lien)

- Comme quoi, il faut se méfier d'un regard trop superficiel...

- Ce n'était qu'un survol de cette notion de "modes" qui t'a intrigué chez Kant. Roule-les dans ta bouche comme autant de galets pour t'éclaircir la voix, tel Démosthène... En attendant ton emploi du terme "mode" pour parler de ♧ ♢ ♡ peut être source de confusions...

- Et c'est précisément pour éviter cela que j'utilise au maximum des signifiants vides de sens. Mais là, manque de chance...

- Qu'en dit Perplexity ?

- Elle propose des termes ayant déjà un usage en sémiotique :

  • "strate" du discours au lieu de "mode" pour ♧ ♢ ♡ 
  • "registre" au lieu de "niveau" pour [⚤] [#] [♻]

- Compte tenu du fait qu'à peine une dizaine de personnes ont lu plus de deux articles, il est encore temps d'ajuster ton vocabulaire sans perturber des habitudes trop établies...

- Oui, de toute façon, il est temps de mettre à jour notre syntaxe de l'entropologie qui commence à prendre un coup de vieux !


Le 01/ 05/ 2026 :

- Il me fallait un peu de temps pour méditer sur le sens de ces modalités du jugement.  Il y a un double aspect à prendre en compte :

  1. Sur la strate sémantique" ♡ : C'est une modalité qui affecte le Sujet 𓁝𓁜 dans sa façon de juger, et mon tableau des changements de postures établi hier à partir de Lacan fait sens;
  2. Sur la strate syntaxique ♢ : Il faut pouvoir l'exprimer en termes de logique, pour en "prendre conscience". En cela, nous retrouvons l'approche de Kant.

Reprenons le schéma d'hier :

  cesse ne cesse pas
𓁜 de s'écrire  𓁜=>𓁝
possible
𓁜
nécessaire
𓁝 de ne pas écrire 𓁝=>𓁜
contingent
𓁝
impossible

Et tentons de donner sens à ces différents cas de figure, en parlant de physique, au sens du parcours de Kant (1)-(2)/ , que nous explorons dans l'article #4, soit en développant : 

  [∅] [∅] [∅]  
[∃]    

[∅]

[∃] ↑(1)   [∅]
[∃] —[⚤] [#]
←(2)
[♻] [∅]
  [∃] [∃] [∃]   

J'ai associé à ces positions des postures du Sujet 𓁝𓁜 et mouvements entre celles-ci , en référence aux objets initiaux et finaux, qui "brodent" l'Imaginaire :

  • [∃]𓁜 : tourné vers l'objet final; un principe d'existence (le trauma du Réel);
  • 𓁝[∅] : tourné vers l'objet initial vide d'où tout peut advenir.

Ceci mis en place, il s'ensuit quelques conséquences élémentaires :

  • En (♧—[⚤])𓁜 : le Sujet est toujours ex post : il est face au Réel, qui fracture son Imaginaire : Réel—[∃𓁜—imaginaire 
  • En passant à la strate syntaxique ♧𓁜𓁝♢; la posture change : l'élément—𓁜 signifiant est pris dans une relation  (fait 𓁝—partie d'un tout).
  • En passant à la strate sémantique le sujet va donner sens à une formule exprimée ♢𓁜 ;
    • La quête de sens est : ♢𓁜𓁝♡
    • Le "jugement" correspond à un changement de posture 𓁝♡𓁜.

C'est assez simple à exprimer en termes probabilistes : pour que le passage d'une posture ex ante—𓁝 à ex post—𓁜, il faut que le Sujet repére ou "identifie" dans les "potentialités" présentes à l'esprit du Sujet ♡𓁜, la partie représentée par 𓁝♡.

- Et comment se forme cette base de jugement ♡𓁜?

- Ah ! C'est tout le problème. Nous nous sommes inspirés de Lacan pour faire le rapprochement avec les postures du Sujet, mais son propos n'est pas le même que celui de Kant qui nous parle ici de physique.

Pour Lacan, la "loi" du Sujet vient du Symbolique :
[Imaginaire—♡𓁜𓁝∅]—Symbolique
Le langage catégorique nous permet une expression très générale de la formation de la loi du Sujet, puisque la propriété universelle de l'objet initiale 𓁝∅ est que de lui tout peut advenir, d'où cette écriture : 𓁝∅♡𓁜.

- Mais ce n'est pas le propos de Kant, qui parle de l'acquisition de connaissance à partir de l'expérience de la chose, c.-à-d. un approche phénoménologique.

- Oui et non : il faudra malgré tout expliquer un jour ou l'autre d'où viennent les principes transcendantaux tels que la nécessité du principe de non-contradiction, et il faudra bien se ménager une ouverture vers le Symbolique. Mais reportant cette question à l'approche métaphysique qui n'est pas encore abordée, pour nous concentrer sur la partie (1)-(2) du circuit. Nous venons de voir le tronçon (1), continuons sur le (2).

- Cela passe tout d'abord par la jointure ♡/[♻].

- Exact. J'attire ton attention sur le duo intention / attention du Sujet qui n'est pas forcément explicite chez tout le monde, mais qui s'invite explicitement dans notre représentation. Je te propose ceci :[∅]

  • L'intention du Sujet est une "aspiration" de ce type : ♡𓁜𓁝∅ ou si tu préfère une "quête de sens ouverte", c.-à-d. au-delà de ce qui est acquis;
  • Dans le circuit (1)-(2) , ce qui répond à ♡𓁜𓁝∅, c'est [♻]𓁜𓁝[∅], autrement dit l'attention portée sur un "objet";
  • Ce qui en abrégé donne ♡𓁜/[♻]𓁜 (en escamotant intention & attention).

- Et donc, l'attention du Sujet l'attache à un "objet", ensuite ?

- Bien entendu, en parlant d'objet, il ne s'agit que de "l'objet de son attention", ce qui donne "l'observable" en réponse à un questionnement selon Dirac, et non d'une appréhension immédiate de l'objet par la Sujet, c'est conforme à l'approche de Kant.

Et nous en venons justement à la révolution kantienne : l'espace/temps est le média indispensable entre l'objet et l'expérience de l'objet : 

  • [♻]𓁜 : l'observable comme "objectivation d'un questionnement";
  • [#]𓁜𓁝[♻][♻]𓁜 : l'objet comme "élément physique;
  • 𓁝[#][#]𓁜 : l'objet 𓁝[#] dans son rapport à "l'éther" : nous sommes dans l'approche de Newton; (Note 2)
  • [⚤]𓁜𓁝[#] : la relation de l'objet à son environnement est le phénomène dont le Sujet fait l'expérience
  • —[⚤]♧  : le changement de voie s'articule sur le phénomène :
    •  [⚤]𓁜: Aboutissement de (2);
    • 𓁜↑ : "objet du discours" ou signifiant de (1).

- OK, tu as bien éplucher le parcours, pour t'en convaincre sans doute, mais qu'en est-il de nos modalités de jugement ?

- Il y a deux types de "temps" à considérer :

  • Le temps de l'expérience, continu, en [#], physique, vu comme dimension orthogonale à l'espace, maniée par le physicien depuis Galilée et Descartes;
  • Le temps logique ou narratif caractéristique du "registre" [⚤], discret, basé sur un axiome de successeur (Peano). C'est également le temps logique dont parle Lacan (cf. ici).

Lorsque nous parlons de répétition du cycle (1)-(2), il s'agit évidemment d'un déroulement dans le temps narratif en [⚤], où Lacan peut repérer des ruptures dans le discours qui "cesse" ou "ne cesse pas".

Tentons cette hypothèse :
=> le cycle se boucle lorsque le Sujet réussit à boucler le parcours ♡𓁜/[♻]𓁜; c.-à-d. lorsque son intention peut s'appliquer à un "observable".

- Ce qui donne une interprétation compatible avec la définition de Lacan :

Le nécessaire«ce qui ne cesse pas de s’écrire»
=> ce qui est déjà formalisé ou toujours formalisable par des signifiants : l’ordre symbolique, les lois structurales, ce qui «s’écrit» sans cesse comme règle.

- Oui, je ne dis pas que nous transcrivons le discours de Lacan, car son objet n'est pas le notre, ni celui de Kant, mais au minimum pouvons-nous en rendre compte de cette façon, sans trop forcer le tenon dans la mortaise.

Maintenant tentons d'interpréter "l'impossible" de Lacan :

L'impossible«ce qui ne cesse pas de ne pas s’écrire»
=> le Réel au sens fort (par ex. le non‑rapport sexuel), ce qui ne peut pas être pris dans une écriture signifiante, ce qui résiste absolument à la formalisation.[4][2]

J'ai tiqué d'emblée par cette formulation car notre représentation de l'Imaginaire exclut le Réel de l'Imaginaire, ou du moins en limitons-nous l'impact au trauma en bordure d'Imaginaire c.-à-d. [∃][⚤]𓁜.

- Pourtant nous ne cessons d'en parler...

- Oui, de même que depuis Aristote les gens n'ont cessé de penser le discours "de rem" dans le registre [⚤] en se référant aux choses "in re" dans le registre [♻], sans remarquer que dans l'un comme dans l'autre, nous restions toujours dans le discours R.

Avec Kant, nous faisons l'expérience de l'objet avant d'en parler. Le meilleur terme pour le désigner correctement en [♻] étant à l'heure actuelle le terme "observable". Une fois cet ajustement sémantique accepté, il est cohérent de dire que le "Réel" auquel se réfère ici Lacan, est de l'ordre d'un "observable" qui peut dès lors révéler sa présence dans le mouvement [⚤][♻], ou pas.

- Et donc une interruption des cycles (1)-(2) en posture 𓁝 ?

- Oui, le problème étant que notre représentation offre une variété d'arrêts potentiels, que le terme "impossible" ne permet pas de différentier :

  • En (2) :
    • [♻]𓁜𓁝[∅] : il s'agit du vide de l'objet. L'intention (ou le désir) en ♡𓁜↑𓁝∅, ne trouve pas son objet;
    • [⚤]𓁜𓁝[#] : le Sujet n'arrive pas à situer l'objet (par exemple un clown dans un palais);
  • En (1) :
    • 𓁜↑𓁝 : le Sujet n'arrive pas à parler du signifiant;
    • 𓁜↑𓁝 : le Sujet ne trouve pas de sens à son discours;
    •  ♡ 𓁜↑𓁝 : le Sujet ne trouve pas de sens (Symbolique) à sa base de jugement.

- OK, mais ta représentation est au minimum en "phase" avec les définitions qu'en donne Lacan ?

- En précisant les choses, oui; à une remarque près : lorsque Lacan parle de "ne pas cesser", je pense qu'il se réfère à une base de temps propre 𓂀Lacan qui lui permet de le dire (𓁜 ou 𓁝)𓂀Lacan, il n'est pas évident que le Sujet bloqué en 𓁜 ou 𓁝 puisse s'en rendre compte. Pense à une machine de Turing : pour faire un processeur, il faut une série "d'états" à agencer, et une horloge à côté, pour passer d'un état à un autre. (Note 3)

Ce qui n'est pas le cas des deux modes suivants, des transitions dont le Sujet peut avoir pleinement conscience. Transitions qui peuvent même lui servir d'horloge pour rythmer son histoire.

Le contingent : «ce qui cesse de ne pas s’écrire»
=> ce qui était jusque‑là impossible (ne cessant pas de ne pas s’écrire) et qui, à un moment, fait coup, s’inscrit, trouve une écriture (par exemple l’événement, la rencontre, l’acte qui arrache un morceau de réel à l’impossible).[5][2][1]

Là encore, il y a de multiples occasion d'une transition 𓁝=>𓁜, tu noteras au passage le "qui fait coup", assez bien rendu par un redémarrage suite au changement de posture. 

- Il faudrait coller à la définition la plus usuelle du terme : 

Qui peut se produire ou non.➙accidentel, éventuel, occasionnel. Évènement contingent, soumis au hasard. Ou encore :
Comment appelle-t-on l'idée d'une chose que nous concevons comme pouvant ne pas être? On l'appelle une idée contingente et relative (Cousin, Hist. de la philos. du XVIIIes.,1829, p. 150).(Crntl)

- Le circuit (1)-(2) est fait d'une succession de transitions 𓁝=>𓁜, c.-à-d. le passage du potentiel (et du virtuel) à l'actuel :

  • En (2) :
    • [♻]𓁜𓁝[∅] : l'attention se porte sur un "observable" (l'idée de la chose devient cesse d'être virtuelle)
    • [#]𓁜𓁝[♻] : L'observable s'inscrit dans un contexte (espace/ temps chez Kant)
    • [⚤]𓁜𓁝[#] : l'objet repéré physiquement est actualisé (accord avec le repérage)
  • En (1) ♧
    • 𓁝♢𓁜 : le signifiant fait "partie" d'une chaîne de signifiants;
    • 𓁝♡𓁜 : le prédicat a un sens.

En résumé : dans le circuit ↻ sur le cross cap , chaque posture 𓁝 est une posture d'arrêt.

Le Possible : «ce qui cesse de s’écrire»
=> ce qui a pu s’écrire, ou aurait pu s’écrire, mais qui n’est plus en cours d’inscription : une possibilité ouverte ou passée, un «aurait‑pu», un reste‑possible du côté de ce qui n’est plus actuellement nécessaire.[5][1]

Si la posture 𓁝 marque un arrêt dans le circuit (1)-(2), il faut comprendre qu'elle ouvre en même temps,

  • Soit sur une "potentialité" "p" à un point donné 𓁝[α] de la structure, dont la totalité ∑p est vue ex post [α]𓁜,
  • Soit sur une virtualité 𓁝[∅].

Sans une impulsion du Sujet 𓁝=>𓁜 (un choix ou un jugement), pour "actualiser" la posture, le Sujet reste en attente 𓁝; d'où le "possible" lLacanien...

- Conclusion ?

- Notre représentation du Sujet par les postures 𓁝𓁜 est plus fin que l'ensemble classique des modes. Nous avons fait la vérification sur les définitions de Lacan, et je pense que c'est suffisant pour nous rassurer des représentations qui y ont conduit.

Ceci dit, il nous faut revenir à Kant pour comprendre ses différents tableaux des Prolégomènes. 


Le 02/ 05/ 2026 :

- Ce matin, un voile s'est déchiré pendant que je m'échinais sur un appareil de la salle de sport. Je le note ici à la va-vite, car Midori m'attend pour aller à une expo (Sou o Outro do Outro : quand je dis qu'il n'y a pas de coïncidence...) à la Casa Bradespo.

- Ne perds donc pas de temps.

- OK, je cherchais à identifier mon problème concernant la formalisation par Kant de ces "modes de jugements", que nous venions d'interpréter comme des mouvements du Sujet. Nous sommes ([#])𓂀Hari dans une représentation topologique, et il est naturel de chercher des symétries autour de 𓁝𓁜, mais Kant est plutôt en ([⚤])𓂀Kant, ce qui chez Aristote est le lieu des catégories.
Et il s'est présenté ainsi de lui-même : comment Kant qualifier ex post 𓁜, dans son discours, les principes qui le guident en tant qu'Auteur 𓂀Kant du discours ?

Ainsi posée, la réponse devient évidente : dans le mouvement précédent (1), soit (4)-(1).

- Un peu banal...

- Oui ! D'une banalité remarquable. Reviens au mouvement d'ensemble :

  Physique Métaphysique 
  (1) (2) (3) (4)
psychologie
mathématique
temps
interne
    physique
espace
externe
   
expérience

Le passage (4)-(1) permet de rattacher la physique à des principes "a priori", donc issus de (4); soit [⚤][#][♻], où ce niche cette position [#] toute vierge, dont je n'ai encore rien dit. Ce qui suggérait des "principes transcendants" en [#]déjà là, avant de pouvoir en parler.

- Donc ces "principes transcendants" en [#] dans le tronçon (4), s'exprimeraient ensuite en ♢ sur le tronçon (1) ?

- Oui ensuite, les a priori espace / temps —catégoriques chez Aristote en ♢— glissent en [#], par le mouvement suivant : (1)-(2)...

Bon, la suite donne une image très simple de la révolution kantienne par rapport à Aristote, et toute sa descendance :

  • Aristote enchaîne :   
  • Kant (dans la physique) enchaîne    

Il y a déjà une première inversion : Aristote part de l'objet "in re", pour ensuite en parler "de rem", alors que Kant commence par parler de son expérience de l'objet. 

Ensuite, Kant opère un basculement, après (1) de la voie  vers la voie  et cela s'exprime très simplement avec la forme canonique :

  • En ♡ : chez Aristote : L'essence de l'objet, c'est l'objet en "acte" c.-à-d. l'immobilité (dans la dynamique d'Aristote);
  • En [⚤] : Chez Kant : l'existence de l'objet, se révèle par son mouvement.
  • En ♧-[♻] : Le pivot est l'objet potentiel (où se retrouvent Aristote et Kant), que j'appelle "observable", au sens de la Méca Q.

Et dans la forme canonique, le pôle doublement inversé, c'est l'idée de mouvement.

Bon, il est temps d'y aller.

Amen

Hari

Note 1 :

Si le Sujet ne saurait parler effectivement du Réel, pas plus que du Symbolique, ce qui ne les discriminent pas, en revanche, il ne cesse de décrire son trauma du Réel, perceptible en lisière de l'imaginaire en ∃𓁜. Autrement dit Lacan nous parle du Réel en soit, au lieu de nous parler de l'expérience du Réel à la façon de Kant... 

J'ai le sentiment qu'il situe l'objet "Réel" en ♧ dans l'Imaginaire pour en parler, ce qui est en contradiction avec son exclusion de l'Imaginaire dans le triptyque Réel/ Imaginaire/ Symbolique.

Nous y reviendrons en détail le moment venu, car avant cela, il faut nous focaliser sur Kant !

- Nous avions envisagé, il y a longtemps, que la fixité des postures 𓁝 et 𓁜 pourrait être le signe d'un dérèglement du Sujet :

  • Fixité ♡𓁜𓁝 => névrose ;
  • Fixité ♡𓁜𓁝∅☯ => psychose.

Dernière remarque : la topologie du cross cap, de Lacan, relativise la différenciation Réel/ Symbolique, en considérant l'Imaginaire comme une frontière entre les deux. Localement oui, mais globalement, la différence n'existe pas "en soi" (c'est nécessaire, puisque par définition nous ne pouvons que nous imaginer cet espace).

Note 2 :

L'éther en question étant préalablement constitué, soit [#]𓁜 pour servir de "cadre à l'objet" : Objet—𓁝[#]/[#]𓁜—Éther. Chez Kant, ceci dépend des a priori à l'entendement, dont il sera question dans la partie métaphysique.

Note 3 :

- En écrivant ceci, je pense tout d'un coup à l'importance des horloges rythmant l'expérience par chacun d'un même événement. En particulier au cours d'une psychanalyse entre le temps du patient et celle du psy. Ce n'est pas notre objet pour l'instant, mais penses en particulier à ce que pourrait-être un phénomène de "battement" entre deux rythmes très différents...

Effet de moiré

- Pour donner une image, tu pourrais parler d'un "effet de moiré" : c'est comme si le psy voyait son patient "à la loupe" !

- Bon sujet de méditation ! 😉

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