30 Avril 2026
/image%2F0964014%2F20260430%2Fob_0bf4c4_chatgpt-image-27-avr-2026-a-18-21-58.png)
Le 30/ 04/ 2026 :
- Arrivé à la page 133 des Prolégomènes (voir ici dans #4), je tombe sur une note de bas de page qui me révèle un manque criant dans mon approche topologique : le concept de "modalité" dont parle Kant à propos du jugement.
Naïvement je cherche à voir si Kant est le premier à en parler, pour découvrir l'étendue de mon ignorance :
— 🤖 : "Avant Kant, l’idée de modalité (possible / nécessaire / contingent / impossible) est déjà abondamment travaillée, même si le mot «modalité» n’est pas toujours utilisé comme chez lui.
1. Aristote : nécessité, possibilité, contingence
On peut dire que la première grande théorie systématique de la modalité en Occident est aristotélicienne.
2. Les médiévaux : nécessité / possible / contingent
Des auteurs comme Duns Scot développent une théorie sophistiquée de la modalité comme alternativeness (ce qui pourrait être autrement), qui ressemble déjà à une proto‑sémantique des mondes possibles.[5][3]
3. La tradition métaphysique moderne : Descartes, Leibniz, Locke…
Dans l’ensemble, avant Kant, la modalité est surtout un problème métaphysique et logique (comment penser le nécessaire et le possible, la liberté, Dieu, etc.), plutôt qu’une catégorie systématique de la critique de la connaissance comme ce sera le cas chez Kant.
4. Ce que Kant ajoute
Kant hérite donc d’une longue tradition sur le nécessaire / possible / contingent, mais il les intègre dans une table des catégories et en fait des modalités du jugement et de l’objet, liées à nos facultés (possibilité logique, réalité dans l’expérience, nécessité transcendantale).[8][9]
Ce qui est original chez lui, ce n’est pas d’introduire les mots, mais de les systématiser comme moment constitutif de tout jugement d’objet (et pas seulement comme un problème de métaphysique générale).[10][8]" (Sources : suivre le lien)
- Bon, ce loupé vient de mon manque de culture philosophique et d'une approche autodidacte...
- Un peu tard pour te former, mais concrètement, en quoi cela impacte-t-il ta représentation topologique ?
- C'est ce que je voudrais déterminer dans cet article. Tout d'abord, Lacan apparaît dans le paysage et cela nous concerne au premier chef :
— 🤖 : En psychanalyse (surtout Lacan)
Pour ta syntaxe entropologique, cela donne au moins trois lignées exploitables :
Il faut creuser la reprise par Lacan des modalités :
— 🤖 : "Lacan explicite les quatre modalités (nécessaire, impossible, contingent, possible) surtout dans les Séminaires XIX (…ou pire), XX (Encore) et XXI (Les non‑dupes errent), en les reformulant par des phrases avec «cesser / ne pas cesser» et «s’écrire / ne pas s’écrire».[1][2][3]
1. Les quatre définitions lacaniennes
Dans Encore, à partir de la logique modale aristotélicienne, Lacan propose la distribution suivante (qui reprend et précise ce qu’il esquisse déjà dans …ou pire) :[2][1]
Ces quatre définitions forment un carré modale propre à Lacan, qui réorganise les oppositions classiques : le nécessaire n’est pas simplement opposé au contingent, ni l’impossible au possible, mais l’impossible se noue au nécessaire, et le contingent / possible ouvre des «bords» temporels sur ce noyau.[2][5]
2. Références directes chez Lacan [...]
3. Comment cela se lie à Kant dans ta perspective
Lacan reprend les quatre modalités classiques (nécessaire, impossible, contingent, possible), qui prolongent Aristote et toute la tradition métaphysique, mais les recode en termes d’écriture plutôt qu’en termes de simples prédicats de l’être.[7][1]
Là où Kant articule possibilité / existence / nécessité à la structure de nos facultés de connaissance, Lacan articule nécessaire / impossible / contingent / possible à la structure du symbolique–imaginaire–réel en termes de ce qui s’écrit, ne s’écrit pas, cesse, ou commence à s’écrire.[8][1]" (Sources : suivre le lien)
- Ouf, compte tenu du rappel au triptyque Réel/ Imaginaire/ Symbolique, et à son rapport à l'écriture (qui chez nous devient représentation topologique), nous devrions rapidement y retrouver nos petits.
- Juste une chose : dans ta syntaxe, et pour des raisons propres à ton cheminement personnel, tu as privilégié une écriture selon la voie des choses. Il serait mieux, à mon avis, d'aborder ici une écriture selon la voie des mots, puisqu'il s'agit du rapport du Sujet à sa propre expression.
- OK, repartons donc de la base de notre représentation de l'Imaginaire, comme domaine de la représentation :
Réel— ☯[∃𓁜—Imaginaire—𓁝∅]☯—Symbolique
Les postures du Sujet rappelant la posture du comptable :
Tout ceci pouvant se définir à partir des propriétés universelles de l'objet initial [∅] et de l'objet final [∃] en théorie des catégories.
- Tu commences par la fin ?
- C'est le plus simple. À partir de là, tentons de remonter à la source. Lacan nous propose un grille de lecture de pure logique du 1er ordre.
| cesse | ne cesse pas | |
| de s'écrire | possible | nécessaire |
| de ne pas écrire | contingent | impossible |
À partir de cette table, il faudrait remonter aux postures du Sujet correspondant au fait d'écrire ou pas, et interpréter le fait de cesser ou non.
- Je te propose ceci : cesser marque un saut de posture : soit 𓁝=>𓁜 ou 𓁜=>𓁝.
- Admettons, maintenant, s'écrire suppose la posture ex post, c'est ce qui nous a conduit à utiliser le symbole 𓂀, pour caractériser, justement, la posture ex post de l'auteur d'un discours : (𓁝𓁜)𓂀. Ça nous donnerait le tableau suivant de mouvements du Sujet :
| cesse | ne cesse pas | |
| 𓁜 de s'écrire | 𓁜=>𓁝 | 𓁜 |
| 𓁝 de ne pas écrire | 𓁝=>𓁜 | 𓁝 |
Je vais laisser là ces tentatives de rapprochement avec l'écriture de Lacan, parce qu'il me semble voir une distorsion dans sa représentation du Réel. (Note 1)
Par ailleurs la logique qui s'y déploie n'est pas du premier ordre, et échappe donc au monde de Kant.
Je retiens seulement la première colonne qui pourrait être utile :
- Mouais... Ça ne nous aide pas beaucoup dans la lecture de Kant...
- Tentons notre chance du côté des logiciens, car j'ai accroché sur le nom de Carnap au fil de notre discussion avec Perplexity.
— 🤖 :" Oui, on peut parler de logique modale à partir de Kant, mais avec deux nuances importantes : chez Kant, la modalité reste d’abord une catégorie de la pensée (rapport du jugement à la faculté de connaître), et ce n’est qu’ensuite que les logiciens du XXᵉ siècle (dont Carnap) en font une logique formelle avec opérateurs.
[...]
Les «modes» ont-ils un impact sur la logique du jugement ?
Oui, mais pas au sens d’un autre système logique (non‑classique). L’impact est double :
Autrement dit, selon le mode, on ne demande pas la même chose à un jugement : simple cohérence, justification effective, ou nécessité stricte.
La logique des jugements reste classique, mais la lecture modale d’un même contenu change, selon que le jugement est tenu pour simplement possible, effectivement vrai, ou nécessairement vrai pour tout sujet rationnel.
Carnap, par exemple, introduit un opérateur de nécessité Nα («α est logiquement nécessaire») et construit une logique avec des règles particulières pour ces opérateurs.[2][11]
Les discussions récentes sur la «Kantian modality» cherchent à articuler cette logique modale moderne avec la structure kantienne : distinguer possibilité purement logique, possibilité réelle (liée à l’expérience), nécessité transcendantale, etc.[4][10][12]
Donc :
Je sens que je m'égare... Il faut attaquer sous un autre angle :
— 🤖 :" Oui, on peut tout à fait « recoder » la logique modale de Carnap dans le langage de la théorie des catégories, mais c’est une reconstruction moderne, pas quelque chose que Carnap ait fait lui‑même.
Dans Meaning and Necessity, Carnap définit un opérateur de nécessité N : N(A) veut dire «A est logiquement nécessaire».[1][2]
Sémantiquement, il introduit un ensemble de state‑descriptions (descriptions complètes possibles du monde), et stipule :
Dans ces cadres :
nc de situer la sémantique de Carnap comme un cas particulier (un « topos simplifié » où les mondes sont juste un ensemble discret).[4][6]" (Sources : suivre le lien)
- Ouf ! Voilà qui me rassure un peu !
- C'est-à-dire ?
- Mon objectif final —qui est de rattacher notre description de l'Imaginaire du Sujet par un topos— est suffisamment large pour récupérer la conception Kantienne des modalités, sans perte au feu.
- Tu n'en doutais pas sérieusement... Maintenant, il s'agit de suivre le chemin inverse et de comprendre comment passer de Kant au monde actuel, en ne surdéterminant pas ses concepts.
- Tentons ceci : y a-t-il un rapport entre le principe d'universalité kantien et l'approche de Carnap :"N(A) est vrai dans une state‑description "s" ssi A est vrai dans toutes les state‑descriptions"
— 🤖 :"On peut faire un vrai parallèle structurel entre les deux, même si Kant et Carnap n’emploient pas le même langage ni le même cadre.
1. Ce que dit exactement chacun
[...]
2. Le point commun profond : invariance sur un domaine de «possibilités»Dans les deux cas, on a la même forme logique abstraite :
=> Un énoncé a un rang spécial (universel / nécessaire) s’il est indépendant de la variation sur un certain domaine de possibles.
Dans les deux cas, l’important est :
D’un point de vue «entropologique», c’est exactement un schème d’invariance à travers une multiplicité :
3. Les différences à bien garder
Malgré ce schème commun :
- Où l'on voit clairement la différence entre les deux, ce qui me mène directement à y voir une différence entre philosophie "Continentale" et "Anglo-saxone" ?
- Vue un peu simpliste des choses, contre laquelle l'I.A. te met en garde !
— 🤖 : "[...] Donc on peut dire, en forçant un peu :
Mais il faut éviter deux simplifications :
- Où l'on voit le rôle du langage dans la formation du jugement...
- C'est assez proche de ta recherche d'une forme topologique de l'Imaginaire, non ?
- Oui, je ferais bien de m'en souvenir avec plus de conviction... Ce qui nous ramène à Lacan, finalement.
— 🤖 : "Il y a une analogie forte dans la façon dont Carnap et Lacan pensent qu’un sujet est «pris» dans une structure de langage, mais je ne connais pas de travail majeur qui les mette explicitement en regard sur ce point précis (Lalangue / frameworks carnapiens). On est plutôt devant un rapprochement à construire. [...]
Mais il y a aussi deux différences majeures :
Qui en parle ?
Je ne vois pas, dans les sources accessibles, de travail classique du type « Carnap et Lacan sur le langage » ; la grande opposition canonique est plutôt Carnap vs Heidegger autour de la signification du langage et de la métaphysique.[13][14]
Certains auteurs commentent Carnap sur les frameworks linguistiques et la dimension quasi‑pragmatique/non‑cognitive des choix de cadre, ce qui peut rappeler, de loin, l’idée lacanienne que le sujet est pris dans un «régime de parole» plutôt que dans des faits bruts.[7][2][3]" (Sources : suivre le lien)
- Comme quoi, il faut se méfier d'un regard trop superficiel...
- Ce n'était qu'un survol de cette notion de "modes" qui t'a intrigué chez Kant. Roule-les dans ta bouche comme autant de galets pour t'éclaircir la voix, tel Démosthène... En attendant ton emploi du terme "mode" pour parler de ♧ ♢ ♡ peut être source de confusions...
- Et c'est précisément pour éviter cela que j'utilise au maximum des signifiants vides de sens. Mais là, manque de chance...
- Qu'en dit Perplexity ?
- Elle propose des termes ayant déjà un usage en sémiotique :
- Compte tenu du fait qu'à peine une dizaine de personnes ont lu plus de deux articles, il est encore temps d'ajuster ton vocabulaire sans perturber des habitudes trop établies...
- Oui, de toute façon, il est temps de mettre à jour notre syntaxe de l'entropologie qui commence à prendre un coup de vieux !
Le 01/ 05/ 2026 :
- Il me fallait un peu de temps pour méditer sur le sens de ces modalités du jugement. Il y a un double aspect à prendre en compte :
Reprenons le schéma d'hier :
| cesse | ne cesse pas | |
| 𓁜 de s'écrire | 𓁜=>𓁝 possible |
𓁜 nécessaire |
| 𓁝 de ne pas écrire | 𓁝=>𓁜 contingent |
𓁝 impossible |
Et tentons de donner sens à ces différents cas de figure, en parlant de physique, au sens du parcours de Kant (1)-(2) : ↻/ ↻, que nous explorons dans l'article #4, soit en développant :
| [∅] | [∅] | [∅] | ||
| [∃] | ♡⚤ |
[∅] |
||
| [∃] | ♢⚤↑(1) | ⇘ | [∅] | |
| [∃] | ♧⚤—[⚤]♧ | [#]♧ ←(2) |
[♻]♧ | [∅] |
| [∃] | [∃] | [∃] |
J'ai associé à ces positions des postures du Sujet 𓁝𓁜 et mouvements entre celles-ci , en référence aux objets initiaux et finaux, qui "brodent" l'Imaginaire :
Ceci mis en place, il s'ensuit quelques conséquences élémentaires :
C'est assez simple à exprimer en termes probabilistes : pour que le passage d'une posture ex ante—𓁝 à ex post—𓁜, il faut que le Sujet repére ou "identifie" dans les "potentialités" présentes à l'esprit du Sujet ♡⚤𓁜, la partie représentée par 𓁝♡⚤.
- Et comment se forme cette base de jugement ♡⚤𓁜?
- Ah ! C'est tout le problème. Nous nous sommes inspirés de Lacan pour faire le rapprochement avec les postures du Sujet, mais son propos n'est pas le même que celui de Kant qui nous parle ici de physique.
Pour Lacan, la "loi" du Sujet vient du Symbolique :
[Imaginaire—♡𓁜𓁝∅]☯—Symbolique
Le langage catégorique nous permet une expression très générale de la formation de la loi du Sujet, puisque la propriété universelle de l'objet initiale 𓁝∅ est que de lui tout peut advenir, d'où cette écriture : 𓁝∅↓♡𓁜.
- Mais ce n'est pas le propos de Kant, qui parle de l'acquisition de connaissance à partir de l'expérience de la chose, c.-à-d. un approche phénoménologique.
- Oui et non : il faudra malgré tout expliquer un jour ou l'autre d'où viennent les principes transcendantaux tels que la nécessité du principe de non-contradiction, et il faudra bien se ménager une ouverture vers le Symbolique. Mais reportant cette question à l'approche métaphysique qui n'est pas encore abordée, pour nous concentrer sur la partie (1)-(2) du circuit. Nous venons de voir le tronçon (1), continuons sur le (2).
- Cela passe tout d'abord par la jointure ♡⚤/[♻]♧.
- Exact. J'attire ton attention sur le duo intention / attention du Sujet qui n'est pas forcément explicite chez tout le monde, mais qui s'invite explicitement dans notre représentation. Je te propose ceci :[∅]
- Et donc, l'attention du Sujet l'attache à un "objet", ensuite ?
- Bien entendu, en parlant d'objet, il ne s'agit que de "l'objet de son attention", ce qui donne "l'observable" en réponse à un questionnement selon Dirac, et non d'une appréhension immédiate de l'objet par la Sujet, c'est conforme à l'approche de Kant.
Et nous en venons justement à la révolution kantienne : l'espace/temps est le média indispensable entre l'objet et l'expérience de l'objet :
- OK, tu as bien éplucher le parcours, pour t'en convaincre sans doute, mais qu'en est-il de nos modalités de jugement ?
- Il y a deux types de "temps" à considérer :
Lorsque nous parlons de répétition du cycle (1)-(2), il s'agit évidemment d'un déroulement dans le temps narratif en [⚤], où Lacan peut repérer des ruptures dans le discours qui "cesse" ou "ne cesse pas".
Tentons cette hypothèse :
=> le cycle se boucle lorsque le Sujet réussit à boucler le parcours ♡⚤𓁜/[♻]♧𓁜; c.-à-d. lorsque son intention peut s'appliquer à un "observable".
- Ce qui donne une interprétation compatible avec la définition de Lacan :
Le nécessaire : «ce qui ne cesse pas de s’écrire»
=> ce qui est déjà formalisé ou toujours formalisable par des signifiants : l’ordre symbolique, les lois structurales, ce qui «s’écrit» sans cesse comme règle.
- Oui, je ne dis pas que nous transcrivons le discours de Lacan, car son objet n'est pas le notre, ni celui de Kant, mais au minimum pouvons-nous en rendre compte de cette façon, sans trop forcer le tenon dans la mortaise.
Maintenant tentons d'interpréter "l'impossible" de Lacan :
L'impossible : «ce qui ne cesse pas de ne pas s’écrire»
=> le Réel au sens fort (par ex. le non‑rapport sexuel), ce qui ne peut pas être pris dans une écriture signifiante, ce qui résiste absolument à la formalisation.[4][2]
J'ai tiqué d'emblée par cette formulation car notre représentation de l'Imaginaire exclut le Réel de l'Imaginaire, ou du moins en limitons-nous l'impact au trauma en bordure d'Imaginaire c.-à-d. ☯[∃][⚤]♧𓁜.
- Pourtant nous ne cessons d'en parler...
- Oui, de même que depuis Aristote les gens n'ont cessé de penser le discours "de rem" dans le registre [⚤] en se référant aux choses "in re" dans le registre [♻], sans remarquer que dans l'un comme dans l'autre, nous restions toujours dans le discours R↑.
Avec Kant, nous faisons l'expérience de l'objet avant d'en parler. Le meilleur terme pour le désigner correctement en [♻]♧ étant à l'heure actuelle le terme "observable". Une fois cet ajustement sémantique accepté, il est cohérent de dire que le "Réel" auquel se réfère ici Lacan, est de l'ordre d'un "observable" qui peut dès lors révéler sa présence dans le mouvement [⚤]♧←[♻]♧, ou pas.
- Et donc une interruption des cycles (1)-(2) en posture 𓁝 ?
- Oui, le problème étant que notre représentation offre une variété d'arrêts potentiels, que le terme "impossible" ne permet pas de différentier :
- OK, mais ta représentation est au minimum en "phase" avec les définitions qu'en donne Lacan ?
- En précisant les choses, oui; à une remarque près : lorsque Lacan parle de "ne pas cesser", je pense qu'il se réfère à une base de temps propre 𓂀Lacan qui lui permet de le dire (𓁜 ou 𓁝)𓂀Lacan, il n'est pas évident que le Sujet bloqué en 𓁜 ou 𓁝 puisse s'en rendre compte. Pense à une machine de Turing : pour faire un processeur, il faut une série "d'états" à agencer, et une horloge à côté, pour passer d'un état à un autre. (Note 3)
Ce qui n'est pas le cas des deux modes suivants, des transitions dont le Sujet peut avoir pleinement conscience. Transitions qui peuvent même lui servir d'horloge pour rythmer son histoire.
Le contingent : «ce qui cesse de ne pas s’écrire»
=> ce qui était jusque‑là impossible (ne cessant pas de ne pas s’écrire) et qui, à un moment, fait coup, s’inscrit, trouve une écriture (par exemple l’événement, la rencontre, l’acte qui arrache un morceau de réel à l’impossible).[5][2][1]
Là encore, il y a de multiples occasion d'une transition 𓁝=>𓁜, tu noteras au passage le "qui fait coup", assez bien rendu par un redémarrage suite au changement de posture.
- Il faudrait coller à la définition la plus usuelle du terme :
Qui peut se produire ou non.➙accidentel, éventuel, occasionnel. Évènement contingent, soumis au hasard. Ou encore :
Comment appelle-t-on l'idée d'une chose que nous concevons comme pouvant ne pas être? On l'appelle une idée contingente et relative (Cousin, Hist. de la philos. du XVIIIes.,1829, p. 150).(Crntl)
- Le circuit (1)-(2) est fait d'une succession de transitions 𓁝=>𓁜, c.-à-d. le passage du potentiel (et du virtuel) à l'actuel :
En résumé : dans le circuit ↻ sur le cross cap , chaque posture 𓁝 est une posture d'arrêt.
Le Possible : «ce qui cesse de s’écrire»
=> ce qui a pu s’écrire, ou aurait pu s’écrire, mais qui n’est plus en cours d’inscription : une possibilité ouverte ou passée, un «aurait‑pu», un reste‑possible du côté de ce qui n’est plus actuellement nécessaire.[5][1]
Si la posture 𓁝 marque un arrêt dans le circuit (1)-(2), il faut comprendre qu'elle ouvre en même temps,
Sans une impulsion du Sujet 𓁝=>𓁜 (un choix ou un jugement), pour "actualiser" la posture, le Sujet reste en attente 𓁝; d'où le "possible" lLacanien...
- Conclusion ?
- Notre représentation du Sujet par les postures 𓁝𓁜 est plus fin que l'ensemble classique des modes. Nous avons fait la vérification sur les définitions de Lacan, et je pense que c'est suffisant pour nous rassurer des représentations qui y ont conduit.
Ceci dit, il nous faut revenir à Kant pour comprendre ses différents tableaux des Prolégomènes.
Le 02/ 05/ 2026 :
- Ce matin, un voile s'est déchiré pendant que je m'échinais sur un appareil de la salle de sport. Je le note ici à la va-vite, car Midori m'attend pour aller à une expo (Sou o Outro do Outro : quand je dis qu'il n'y a pas de coïncidence...) à la Casa Bradespo.
- Ne perds donc pas de temps.
- OK, je cherchais à identifier mon problème concernant la formalisation par Kant de ces "modes de jugements", que nous venions d'interpréter comme des mouvements du Sujet. Nous sommes ([#]♢)𓂀Hari dans une représentation topologique, et il est naturel de chercher des symétries autour de 𓁝𓁜, mais Kant est plutôt en ([⚤]♢)𓂀Kant, ce qui chez Aristote est le lieu des catégories.
Et il s'est présenté ainsi de lui-même : comment Kant qualifier ex post 𓁜, dans son discours, les principes qui le guident en tant qu'Auteur 𓂀Kant du discours ?
Ainsi posée, la réponse devient évidente : dans le mouvement précédent (1), soit (4)-(1).
- Un peu banal...
- Oui ! D'une banalité remarquable. Reviens au mouvement d'ensemble :
| Physique | Métaphysique | |||
| (1) | (2) | (3) | (4) | |
| psychologie mathématique temps interne |
↻ | ↻ | ↻ | ↻ |
| physique espace externe |
||||
| expérience | ||||
Le passage (4)-(1) permet de rattacher la physique à des principes "a priori", donc issus de (4); soit [⚤]♡→[#]♡→[♻]♡, où ce niche cette position [#]♡ toute vierge, dont je n'ai encore rien dit. Ce qui suggérait des "principes transcendants" en [#]♡ déjà là, avant de pouvoir en parler.
- Donc ces "principes transcendants" en [#]♡ dans le tronçon (4), s'exprimeraient ensuite en ♢⚤ sur le tronçon (1) ?
- Oui ensuite, les a priori espace / temps —catégoriques chez Aristote en ♢⚤— glissent en [#]♧, par le mouvement suivant : (1)-(2)...
Bon, la suite donne une image très simple de la révolution kantienne par rapport à Aristote, et toute sa descendance :
Il y a déjà une première inversion : Aristote part de l'objet "in re", pour ensuite en parler "de rem", alors que Kant commence par parler de son expérience de l'objet.
Ensuite, Kant opère un basculement, après (1) de la voie ↺ vers la voie ↻ et cela s'exprime très simplement avec la forme canonique :
Et dans la forme canonique, le pôle doublement inversé, c'est l'idée de mouvement.
Bon, il est temps d'y aller.
Amen
Hari
Note 1 :
Si le Sujet ne saurait parler effectivement du Réel, pas plus que du Symbolique, ce qui ne les discriminent pas, en revanche, il ne cesse de décrire son trauma du Réel, perceptible en lisière de l'imaginaire en ☯∃𓁜. Autrement dit Lacan nous parle du Réel en soit, au lieu de nous parler de l'expérience du Réel à la façon de Kant...
J'ai le sentiment qu'il situe l'objet "Réel" en ♧♻ dans l'Imaginaire pour en parler, ce qui est en contradiction avec son exclusion de l'Imaginaire dans le triptyque Réel/ Imaginaire/ Symbolique.
Nous y reviendrons en détail le moment venu, car avant cela, il faut nous focaliser sur Kant !
- Nous avions envisagé, il y a longtemps, que la fixité des postures 𓁝 et 𓁜 pourrait être le signe d'un dérèglement du Sujet :
Dernière remarque : la topologie du cross cap, de Lacan, relativise la différenciation Réel/ Symbolique, en considérant l'Imaginaire comme une frontière entre les deux. Localement oui, mais globalement, la différence n'existe pas "en soi" (c'est nécessaire, puisque par définition nous ne pouvons que nous imaginer cet espace).
Note 2 :
L'éther en question étant préalablement constitué, soit [#]𓁜 pour servir de "cadre à l'objet" : Objet—𓁝[#]/[#]𓁜—Éther. Chez Kant, ceci dépend des a priori à l'entendement, dont il sera question dans la partie métaphysique.
Note 3 :
- En écrivant ceci, je pense tout d'un coup à l'importance des horloges rythmant l'expérience par chacun d'un même événement. En particulier au cours d'une psychanalyse entre le temps du patient et celle du psy. Ce n'est pas notre objet pour l'instant, mais penses en particulier à ce que pourrait-être un phénomène de "battement" entre deux rythmes très différents...
- Pour donner une image, tu pourrais parler d'un "effet de moiré" : c'est comme si le psy voyait son patient "à la loupe" !
- Bon sujet de méditation ! 😉