6 Août 2026
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Le 06/ 08/ 2026 :
- Puisque tu n'arrêtes pas de faire joujou avec ta syntaxe toute neuve, en la testant sur Marx et Žižek au lieu de profiter de la piscine tranquillement, pourquoi t'arrêter en si bon chemin ? Après tout c'est Claude qui fait tout le boulot... Te voir le cornaquer ainsi me donne l'impression d'un bon père Jésuite à la manoeuvre...
- Je lui apprends à se servir de notre syntaxe, que j'ajuste en fonction de ses réactions. Je parlerais plutôt d'une maïeutique adaptative... Mais tu as raison : ça m'amuse.
Pour continuer nos coups de sondes, j'ai justement demander à Claude quelles devraient être nos cibles les plus immédiates; et sa réponse ne m'a pas surpris : Hegel / Freud / Nietzsche (après Kant, mais avant, il a cité les Stoïciens, Descartes et Spinoza).
Commençons donc par Hegel, puisqu'il vient juste après Kant et que Marx le cite déjà, sans compter toute la postérité qu'il a engendrée.
Mais j'ai parlé de "coups de sonde", ne nous trompons pas d'objectif. Il n'est absolument pas question ici de nous perdre dans une exégèse scolaire de son oeuvre, mais de caractériser sa topologie Imaginaire, et éventuellement repérer les incohérences de sa dialectique, car, mettons-nous d'accord, il s'agit bien de cela.
— 🤖 : Dans l’Encyclopédie des sciences philosophiques, §79-82, Hegel distingue trois moments :
Mais voyons déjà ce que j'avais pu en dire :
1/ "Hegel - La dialectique" de mars 2024.
Je m'étais arrêté à l'idée que la dialectique est un processus, et à cette définition repiquée d'une présentation :
"Chez Hegel la dialectique ne se résume pas à cette méthode de raisonnement [i.e.: la méthode socratique de réfutation du faux pour atteindre le vrai], d'investigation du vrai, la dialectique englobe beaucoup plus de choses. La dialectique hégélienne englobe tout ce qui est. Elle englobe tout le réel. Ce qui veut dire que pour Hegel, tout est dialectique; aussi bien la réalité matérielle, que la réalité spirituelle c.-à-d. la pensée, les idées, l'esprit, " Vidéo 5mn
Il y a déjà cette difficulté à assigner une opération de l'esprit à la voie des choses, ça ne m'avait pas autrement choqué à l'époque.
" Il [Hegel] identifie dans le réel un principe, qui est le principe rationnel, et dont la dialectique constitue la mise en oeuvre dans le monde matériel" vidéo 2'50
[...] et s'il fallait brièvement définir la dialectique chez Hegel, on pourrait dire que la dialectique désigne le processus qui fait que tout ce qui existe passe toujours par son contraire. C'est ça l'élément clef de la définition de la dialectique chez Hegel." Vidéo 5mn
Hegel meurt un an avant Galois dont les travaux ne seront publiés que bien plus tard en 1846 grâce à Joseph Liouville, et toute la question que je me pose aujourd'hui est de bien comprendre ce que Hegel entend par "son contraire". En 2024 je ne m'intéressais pas au cross-cap mais à la cohomologie, cependant j'avais bien repéré et placé la difficulté au bon endroit :
c'est en [⚤]♡ que nous pouvons interroger l'exigence d'une complémentarité...
Ensuite, je discute de l'exemple célèbre de l'étudiant mal orienté :
"La morale de cette histoire c'est que cet étudiant a dû en passer part deux ans de contraintes, deux ans de souffrances pour finalement se rendre compte que sa vocation était ailleurs. Deux ans pour qu'il prenne la décision de se réorienter et de vivre de sa passion.
La dialectique, c'est le fait que notre étudiant devait en passer par là pour se rendre compte qu'il n'était pas fait pour ça; pour se rendre compte que sa voie n'était pas là.
Alors bien sûr certains d'entre vous diront "mais il le savait depuis le début, au fond de lui, il le savait très bien".
Oui, peut-être qu'il le savait au fond de lui, mais encore faut-il que ce savoir parvienne jusqu'à sa conscience. Encore fallait-il que ce savoir se manifeste, et se manifeste à tel point qu'il ne puisse plus être nié; ce manifeste avec tellement d'évidence qu'à ce moment-là, la décision devient fatale..
La dialectique c'est le processus par lequel je fais l'expérience de ce qui n'est pas moi, je fais l'expérience de la contradiction, et tout ce qui est, obéit à cette loi implacable de la dialectique". Vidéo 9 mn
Et là c'est beaucoup plus facile à aborder de nos jours après avoir compris de quelle façon la question du coût doit être abordée en [♻]𓂀. Terminons ce survol par ceci qui m'avait déjà tiré l'oeil :
"La dialectique c'est le processus par lequel je fais l'expérience de ce qui n'est pas moi, je fais l'expérience de la contradiction, et tout ce qui est, obéit à cette loi implacable de la dialectique".
Je le garde au chaud tellement c'est surréaliste (au sens propre sur-réaliste), pour passer au 3e stade :
"Le troisième stade de la dialectique, le stade de la réconciliation, le stade de l'unification. Hegel utilise un mot allemand pour désigner ce processus, c'est ce qu'il appelle "aufhebung" qui veut dire 3 choses à la fois :
Et c'est ça le coeur de la dialectique : suppression, conservation, dépassement.
Pourquoi suppression ? Parce que lorsque je suis en conflit avec quelqu'un ou quelque chose, peut-être avec moi-même, je suis dans un désir de suppression, un désir de réfutation de l'Autre, mais, en même temps que je le réfute, je conserve en moi ce qu'il m'a apporté. Je conserve en moi la trace de son passage.(...) et il y a dépassement lorsque je surmonte la contradiction. Lorsque la contradiction ne devient plus l'alpha et l'oméga de la relation, mais simplement une étape de la relation, une étape qu'il m'est possible de dépasser. La dialectique désigne ainsi ce schéma auquel rien n'échappe, d'un triple mouvement qu'on a l'habitude de résumer avec ce schéma : thèse/ antithèse/ synthèse. L'essentiel qui est en jeu dans la notion dialectique, c'est cette idée de mouvement perpétuel qui passe par l'opposition, qui passe par la contradiction, et qui fait que la contradiction joue un rôle absolument moteur dans toute évolution.' Vidéo 17mn
Et rétrospectivement, je ne comprends pas d'être passé à côté de la forme canonique de Lévis-Strauss, je suis sûr que Claude pourra le voir.
2/ "Dialectique & cohomologie" de juin 2025.
À l'époque je jouait beaucoup avec l'idée d'un GPS pour nous guider sur le cross-cap:
À la lumière de ce que nous avons vu de la distinction entre la voie des choses (☯𓁜𓁝☯) et celle des mots (♧𓁜𓁝♡), il me semble qu'il faut comprendre que Hegel envisage d'utiliser le même processus dialectique, quelle que soit la voie suivie.
- Ou peut-être faudrait-il envisager que le processus dialectique conjoigne les deux voies ?
- C'est effectivement la solution la plus élégante. Revenons au schéma de l'immanence (dans "Un GPS pour circuler sur le cross-cap"):
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| I-1 | I-2 | I-3 | I-4 |
Nous partons dans la voie des choses, au plus près du Réel en [⚤]♧, à l'étape I-1/ par aboutir au sens donné à l'objet à l'issue du trajet, en [♻]♡.
Et là il faut bien reconnaitre que je me suis planté
- Peut-on savoir ?
- Rétrospectivement, ça paraît banal : comment puis-je emprunter I-1 sans avoir une quelconque façon d'organiser mes pensées pour mettre en forme ce qui me vient du Réel ? J'étais dans une manipulation formelle des deux voies, mais concrètement le seul schéma qui se dégage est celui emprunté par Kant :
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| Q-1 | Q-2 | Q-3 | Q-4 |
Je l'imaginais à l'époque comme un des 4 possibilités offertes (voir un "Un GPS pour circuler sur le cross-cap") alors que c'est le seul circuit immanent.
- OK, et pour revenir à Hegel ?
- Il y a trois questions à se poser :
1/ En 2024 je n'avais pas fait tout le travail de l'hiver dernier, c'est pourquoi sans doute je n'ai pas réagi à ce premier "mouvement de la dialectique : "le moment abstrait", qui renvoie immédiatement à l'abstraction d'Aristote soit sus les schémas ci-dessus I-4, dans la voie des mots, et non un hypothétique mouvement I-1. dans la voie des choses. Du coup l'hypothèse à tester avec Claude est bien entendu que Hegel reste sur R↑.
2/ Dans notre syntaxe, la forme canonique a pris une place fondamentale, et là encore Claude devrait la détecter de lui-même dans le 3e mouvement dialectique "aufhebung" .
3/ C'est la question de fond : qu'est-ce que Hegel peut bien entendre par "contraire" en ♢⚤ ? A priori il en est resté au concept de successeur...
- Oui mais comment comprendre que l'on puisse appréhender de la succession, comme dans l'exemple de l'étudiant ?
- Il faut l'envisager de [♻]𓂀 comme un détour qui coûte. La succession induit le "coût de l'expérience", sur le revêtement du cross-cap vu comme un site.
- Mais Hegel reste en [⚤]𓂀 ?
- Oui, et a priori il n'a pas les outils techniques pour rendre compte de façon cohérente de ce qu'il exprime, faute précisément de la possibilité d'un passage [⚤]𓂀→[#]𓂀→[♻]𓂀.
- Mais ça c'est un retardement ex post par 𓂀Hari.