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Sur les traces de Lévi-Strauss, Lacan et Foucault, filant comme le sable au vent marin...

L'Homme quantique

La querelle des universaux #40 — XIVe siècle — Les Réalismes tardifs - suite

Le 18/ 03/ 2026 : (suite de #39)

LES RÉALISMES TARDIFS ET LA RÉACTION ANTI-OCCAMISTE

- Comme un cheval sentant l'écurie à une lieue, j'ai hâte d'échapper à cette exploration de la querelle des universaux, dans l'espoir d'en tirer les leçons à loisir, bien au chaud dans ma tête.

- Et ça se voit, car tu n'arrêtes pas de faire des digressions; encore ce matin, à propos de Lacan (cf. Note 4 de #39)

- Oui, signe que notre pensée actuelle reste fortement marquée, par le choix ontologique inaugural de Parménide, servi par ses apôtres Platon et Aristote pendant 19 siècles (j'ai vérifié) ce qui, tu en conviendras, est un temps de maturation suffisant pour nous confire dans notre habitus d'Occidental.

- Arrête ! Tu vas bientôt nous parler de "l'impérialiste, suprémaciste blanc, capitaliste et patriarcal", tu accoles le chaland ?

- J'avoue que sentir un frémissement d'intérêt chez quelques-uns, m'amuserait quelque peu... Mais je n'envisage pas encore de déménager au Qatar pour gérer une telle audience...

- Et si tu revenais à tes amours, Jacques ?

- Soit ; on est toujours dans l'impossibilité de parler de:
"parts de tarte"≈partie—𓁝/𓁜—tout≈"tarte", ce qui permettrait de dire que l'existence de parts de tarte 𓁜, connote  ♧𓁜𓁝♢  la "tarte"♢𓁜.

- Donc les éléments, chacun vu ex post 𓁜, sont placés successivement (en suivant une "procédure" — automatisme de répétition temporel à défaut de symétrie spatiale), dans un "sac de billes", lui-même vu 𓁜 ?

- Exactement, et le "sac de billes" est un universel. Question : le sac est-il un simple signifiant en [⚤] ou un objet en [♻], plus précisément et comme catégorie, en ♢  ou en ♢ ? La question, posée par Porphyre, n'a toujours pas de réponse tranchée. 

- Pour régler le problème, nous avons vu hier que les Reales tardifs "font un tour de chauffe" sur R pour définir ce sac de billes comme un objet singulier (cf. (a) dans #39), avant de pouvoir faire des prédications (formelle ou essentielle), lors du deuxième tour et des suivants — la procédure consistant à remplir le sac de billes.

- Tout juste, et après ce petit rappel, continuons :

Défense de la communauté réelle

"La ratio 17a aborde de front la question de la communauté réelle. Le point de départ de l’argument est le même que celui de la ratio 7a, la formulation est légèrement différente.

  • i Deux hommes quels qu’ils soient (omnes duo homines) concordent réellement en quelque chose d’essentiel [i.e. : ♧] en quoi un homme et un âne ne concordent pas.
  • ii Ce quelque chose ne peut être que leur espèce spécialissime [i.e. : en ].
  • iii Donc il y a des espèces qui sont réellement dans les choses [i.e. : bouclage du 1er tours sur R c.-à-d. ♡/].
  • iv Donc il n’y a pas que les signes qui sont des espèces." [i.e. : puisqu'il y a réification ♢/♻ au 1er tour R]" p. 544

Pour continuer avec notre tarte :

  1. Ante rem : Avant que la recette en ♢ puisse être portée par une intention ♢, il faut déjà à partir de l'objet (en ♧) en abstraire l'essence ♧ et l'actualiser ♢ pour parler de sa quiddité ♡/ ;
  2. De rem : Passer du signifiant tarte en ♧ à la recette en ♧ (tarte= pâte sablée + cerises + crème anglaise+ etc — cf. Le Marmiton) permet ensuite d'exprimer une intention ♢ ;
  3. Post rem : offrant aux tours suivants la possibilité d'y rapporter des parts de tarte : ♡/.

- Pourquoi ne pas couper la tarte en parts ♢ ?

- Parce que, depuis Parménide chaque part, ainsi d'ailleurs que la tarte, est "singulière".

- Tu n'as pas précisé la posture du Sujet pour parler de chacune des trois acceptions de l'universel ?

- Tu remarqueras qu'il se balade de place en place au fil de son discours, et le figer ici ou là est comme prendre un instantané d'une course de fond. Je retiens surtout que l'idée d'un tour de chauffe R pour définir un universel, avant de l'utiliser dans des prédications au tour suivant, rends bien compte de cette tripartition ante rem/ de rem/ post rem.

- Et les Reales tardifs ne font selon toi que broder sur ce thème ?

- Vérifions sur pièces.

"Comme le montre la thèse iii , la conception de l’universel réel mise en jeu dans cette ratio est la conception «aristotélicienne» : celle de l’esse in, de l’inhérence, non plus celle, «platonicienne», de la participation. De prime abord, l’argument n’en paraît pas moins très contestable." p. 544

- Nous avions rappelé hier que la jointure ♡/ était commune à Platon et Aristote (cf. (a) dans #39) : 

Platon   Aristote
[⚤] [♻]     
 
[⚤] [♻]     
Multiple Un   de rem   in re

De Libera souligne simplement ce qui est bien mis en relief par notre topologie. Que l'argument soit contestable ressort de la préséance de l'objet sur le verbe, dès lors qu'il s'agit de parole ... Avicenne peut concevoir une "maison heptagonale"...

"On peut, en effet, objecter que le quelque chose d’essentiel mentionné dans la prémisse i est d’emblée interprété en un sens réaliste et que, de ce fait, l’ensemble de la ratio souffre d’une évidente pétition de principe." p. 544

- OK, mais ça tourne en rond, si tu avançais ?

- De Libera reviens au point soulevé hier (cf. "Le retour de Ménon et le principe de La Boétie" dans #39), pour mémoire :

"Supposé qu’il n’existe aucun signe, il argumente ainsi : soit deux hommes, l’homme a et l’homme b. On pose l’inférence suivante :

  1. a et b concordent plus, essentiellement (ou : plus essentiellement), que a avec l’âne c ;
  2. donc, a et b concordent réellement (ex natura rei) en quelque chose en quoi a et c ne concordent pas.

Le problème crucial du réalisme est : qu’est-ce qui autorise le passage de 1 à 2 ? C’est là, clairement, la reformulation de la question que Socrate posait à Ménon." p. 534

- C'est un point qui semble interroger l'auteur autant qu'il a suscité ta rêverie d'hier autour de Lacan (cf. Note 4 de #39)...

- Et nous n'avons pas fini d'y revenir, mais embrayons :

"Pour démontrer la légitimité du passage de 1 à 2, Sharpe met en œuvre un principe : deux choses ne peuvent être la cause naturelle d’une unité ou de quelque chose d’un si elles ne sont pas elles-mêmes d’une certaine manière quelque chose d’un. Pour causer naturellement un concept commun à a et b, a et b doivent posséder une unité réelle. Précision faite de toute problématique dite «psychologique» de la formation des concepts généraux, cette thèse est de nouveau exactement opposée à la thèse nominaliste." p. 544

- Tu retrouves très exactement l'idée que pour "faire des parts de tarte", il faut déjà une tarte !

- Et tu remets ça en cause ?

- Pas moi : l'expérience du Réel, comme la décohérence d'une particule, qui existe à partir d'une "onde de probabilités", dans un mouvement ♢, ou pis encore : l'expérience de choix retardé d'Alain Aspect. Je n'ai certes pas galéré six mois sur ce bouquin par nostalgie du passé, mais bel et bien préoccupé de ce qu'il nous manque aujourd'hui pour comprendre ce que nous faisons déjà... Imagine une seconde une IA, organisée en réseaux neuronaux, implantée dans un ordinateur quantique, et ça te donnera une petite idée de l'urgence épistémologique actuelle. (Note 1)

- Ok, tu veux transformer ce pensum en thriller, mais vas donc te resservir un café avant de t'endormir pour de bon.
[...]
- Désolé, mais comme nous tournons en rond depuis un petit moment, c'est vrai que j'ai du mal à continuer...


Le 19/ 03/ 2026 :

- Bien remis ? Hier tu nous as fait un effet de manches assez grandiloquent qui décrédibilise quelque peu ton discours.

- Disons que le parcours R à lui seul n'est pas suffisant : l'incapacité à penser la partition d'un singulier en est le signe le plus constant. Mais tu as raison : si l'approche n'est pas suffisante, la question suivante est : est-elle nécessaire ?

- De quoi parles-tu ?

- De l'universel ante rem. En y réfléchissant hier, j'ai fait un lien avec les formes a priori de la sensibilité de Kant...

- Un peu cavalier comme rapprochement (cf. ici), ainsi d'ailleurs qu'un rapprochement avec les conditions transcendantales de la perception (cf. ici).

- Pouce ! Je ne cherche pas à rapprocher des doctrines étrangères l'une à l'autre, mais jute à repérer un mouvement de l'esprit, qui doit, d'une certaine manière se préparer avant de parler : "ante rem". Pour mieux apprécier l'universalité de la chose en nous éloignant de Kant, on pourrait dire, concernant le 間(Ma) japonais comme condition a priori, qu'il présuppose l'existence d'un "espace culturel" réel et antérieur en [♻] à l'adoption des kanjis chinois pour le restituer en [⚤] (ce sera transposable dans le R3 d'Occam, voir ci-dessous). (Note 2)

- Mouais, décidément tu uses de n'importe quel prétexte pour ne pas terminer cette lecture. Reviens à tes amours, Jacques. Nous en étions au constat qu'avant de faire des parts de tartes, il faut déjà une tarte... Et pour répondre au physicien : oui, pour voir un photon sortir du vide, il faut déjà en avoir une certaine idée.

Communauté réelle et concept commun

"Le naturalisme philosophique du nominalisme, avec ses deux rapports naturels de ressemblance et de causalité censés expliquer comment «l’intellect de l’homme, parce qu’il est plus doué à cet égard que celui des autres animaux peut produire des qualités capables de signifier naturellement toutes les choses», est l’inverse exact du principe formulé par Sharpe." p. 546

- Tu vois qu'il y a intérêt à poursuivre cette exploration : tu n'as jamais rencontré cette philosophie nominaliste.

- Effectivement, et ce principe de ressemblance mérite d'être étudié de plus près, car il se retrouve au coeur du système de signatures, dont parle abondamment Michel Foucault à propos de Paracelse à la Renaissance...

- Pas seulement, le thème agitera pas mal de monde au XXe siècle : (voir ici)

— 🤖 :  [...]

  • Deleuze : différence au premier plan
  • Wittgenstein : ressemblance au premier plan
  • Foucault : ressemblance/similitude comme régime historique du savoir
  • Derrida : différence comme structure du sens
  • Goodman : critique philosophique de la ressemblance

- OK, voyons ce que nous pouvons tirer de Perplexity :

— 🤖 : Chez Occam et dans la lecture qu’en donne de Libera, la «ressemblance» est d’abord un fait in re, mais elle n’est pas un «quelque chose de commun» réel; c’est un certain ordre objectif entre individus, reconstruisable mérologiquement.

  1. Pas un universel réel in re
    • Le nominalisme d’Occam refuse que la ressemblance soit un universel ou une forme commune réellement présente dans plusieurs choses.
    • De Libera souligne que, contre l’empirisme classique, Occam ne fonde pas le concept sur une ressemblance qui serait un «fondement ultime»; au contraire, la ressemblance est expliquée à partir de la cospécificité définie mérologiquement.
  2. Définition mérologique et objective
    • Panaccio, que de Libera suit, reconstruit la cospécificité ainsi: deux entités sont de la même espèce si, et seulement si, chaque partie essentielle de l’une est «maximalement similaire» à une partie essentielle de l’autre.
 La «similitude maximale» est ici une relation objective entre parties essentielles, formulable sans introduire d’universel réel; c’est en ce sens un trait du réel (un certain ordre des parties), mais non une nouvelle chose in re.
  3. Articulation avec le discours mental
    • Au niveau du discours, la ressemblance n’est pas un terme de second ordre qui désignerait une forme commune; c’est ce que le langage mental et les concepts universels «captent» lorsqu’ils s’appliquent à des singuliers «maximalement semblables».
    • De Libera insiste que, chez Occam, l’aperception de la ressemblance suppose déjà un concept universel; la ressemblance n’est donc pas un simple donné pré-discursif, mais une structure du réel qui n’est saisie qu’à travers des actes et termes de discours." (suivre lien)

- Aïe ! Il semble bien qu'Occam parle des "parties d'un tout", contrairement à ce que tu nous dit ?

- Ça demande effectivement à être creusé.

— 🤖 : La cospécificité mérologique, chez Panaccio lisant Occam, est une définition de «être de la même espèce» formulée uniquement en termes de parties et de ressemblance entre parties, sans introduire d’essence commune.

  1. La définition formelle
    Panaccio propose la formule suivante (F21) pour capturer l’occamisme : deux entités sont de la même espèce ou sorte si, et seulement si, chaque partie essentielle de l’une est maximalement semblable à une partie essentielle de l’autre.
    • «Parties essentielles» : les composantes constitutives de l’individu, selon l’ontologie d’Occam (substance, forme substantielle, accidents essentiels, etc.).
    • «Maximalement semblable» : relation objective de similitude qui est une relation d’équivalence (réflexive, symétrique, transitive) définie sur ces parties; elle ne postule pas une forme commune, seulement un degré de similitude tel qu’aucune autre chose n’est plus semblable qu’elles entre elles.
  2. Pourquoi c’est «mérologique»
    Cette cospécificité est «mérologique» parce qu’elle ne se formule qu’en parlant :
    • Des individus comme touts.
    • De leurs parties essentielles et des relations entre ces parties.
      On ne dit jamais : «il y a une humanité commune en eux», mais seulement : «la structure de leurs parties essentielles est telle que chaque partie essentielle de A a une contrepartie maximalement semblable dans B, C, etc.».
  3. Conséquences pour le naturalisme nominaliste
    • Cospécificité remplace la notion d’«essence commune» : être «de la même espèce» = avoir une même configuration mérologique de parties essentielles sous la relation de similitude maximale.
    • La ressemblance n’est donc pas un «fondement ultime» brut, mais elle est reconstruite à partir de cette équivalence mérologique; d’où l’idée que, chez Occam, la ressemblance se déduit de la cospécificité plutôt qu’elle n’en soit le fondement." (suivre lien)

Avant d'entamer la discussion, il me manquait des références (voir ici), dont je retiens ceci :

— 🤖 : [...] 

  • De Libera ne reprend pas mot à mot la définition de cospécificité, mais il entérine l’idée centrale : chez Occam, «l’aperception de la ressemblance, loin de fonder la subsomption sous un concept, la présuppose», et la ressemblance est repensée dans un cadre méréologique et essentialiste, plutôt que comme simple donnée empirique brute.
  • D’autres manuels (par exemple l’entrée «William of Ockham» de la Stanford Encyclopedia) acceptent une lecture où la ressemblance joue un rôle, mais ils ne vont pas jusqu’à formaliser la cospécificité comme Panaccio le fait; c’est donc bien lui qui a poussé cette ligne jusqu’à une définition technique de type (F21)"

Bon, les termes "partie" et "tout" sont donc tirés de la thèse de Panaccio écrite au XXe siècle, avec des connotations familières, hors contexte médiéval.

- Critique cosmétique, mais c'est le fond qui nous importe.

- Bien entendu, mon jeune padawan, aussi remarque ceci : bien que la "ressemblance" soit "in re", nous ne pouvons qu'en "parler" : la mérologie a trait au langage, et donc la manipulation des parties en question se fait avec les outils de la logique, en ♢.

- Ok, comme la recette d'une tarte se définit par une liste d'ingrédients et une séquence de fabrication ?

- Exactement, et dire qu'une tarte est faite de farine et de beurre ne résout pas le problème de son découpage en parts; aucune topologie là-dedans. Maintenant, le fait de découper en morceaux un objet (un saucissonnage bien cartésien ) et définir pour chacun d'entre eux une "ressemblance maximum", ne fait que repousser la question, sans la résoudre le moins du monde...

- Automatisme de répétition ?

- Même toi l'auras remarqué !

- Soit, mais si nous revenions à Occam ?

- Le point important, c'est le "langage intérieur", qui nous a forcé à envisager, là encore, deux, voire trois tours de R. (cf. #37) :

  • 1er circuit : rapport discours intérieur—[⚤]/[♻]—objet :
    =>  départ aristotélicien
  • 2e circuit : rapport vocês—[⚤]/[⚤]—intentiones:
    => production d'un discours
  • 3e circuit : rapport écrit—[⚤]/[⚤]—voix :
    => représentation du discours
R3        
    R2    
        R1
écrit   voces   intentiones   objet
♡e   ♡v   ♡i  
♢e ♢v ♢i
♧e   ♧v   ♧i  

Le grand intérêt de cette "voix intérieure", est qu'elle emprunte consciemment les outils de la logique du 1er ordre (et du temps séquentiel) en ♢i, laissant ainsi de côté les questions embarrassantes tenant aux catégories de substance, forme substantielle, accidents essentiels, etc., ou tout du moins en évitant toute la problématique liée à une logique ♢, échappant à la logique du 1er ordre en ♢ .

Le problème c'est l'embrouillamini tenant à l'indistinction chez les disputants entre la "voix intérieure" de niveau [⚤] et le niveau "in re" [♻].

- Bref, un embarras de langage comme dirait Wittgenstein...

- Voilà, maintenant, tout ceci étant mis en place, le reste est plus simple à comprendre :

  1. Chez les Nominales : ressemblance et causalité sont dans "l'intellect de l'homme", à savoir ♡i; là où s'expriment les intentions;
  2. il "peut produire des qualités capables de signifier naturellement toutes les choses", pas de difficulté pour nous : il s'agit des catégories en ♢i; car l'homme est un être de "parole" comme le rappelle Lacan, et il est donc, par la simple existence d'une "parole intérieure" plus intelligent qu'un âne (ce qui reste à démontrer, mais ceci est une autre histoire);
  3. Les Reales critiquent ce système, tout simplement en ramenant sur le seul circuit dénoté ci-dessus R1, ce qu'Occam déplie en R1 suivi de R2.

 - Ils se battent dans la même lice, avec les mêmes armes...

- Et autour du même manque conceptuel. Aucune raison que le combat s'arrête ! (Note 3)

- Ce qui relativise le jugement de Libera quant à la nature de l'opposition, lorsqu'il parle "d'inverse exact"...

- Continuons : le débat se focalise naturellement sur la nature du "singulier" puisqu'il est insécable depuis Parménide.

"Quelle est la pertinence du point de vue réaliste ? Sharpe intervient sur un point précis : le type d’unité présenté par l’homme a et l’homme b. Dire que a et b ne concordent pas réellement en quelque chose d’un [i.e.: en ] revient à instituer entre eux une unité que l’on qualifiera de minimale : l’unité d’agrégation [i.e.: en ] qui est celle de a et b considérés ensemble.[...]" p. 547

- Bref, je te passe les détails, mais il appert que l'agrégat en question ne peut être qu'en ♢; alors que l'espèce "homme" ne peut être qu'en ♢. On s'en doutait un peu.

- Et nous retombons sur une dualité qui garde un sens à nos yeux :

  • En ♧: le signifiant singulier peut servir à un comptage :  ♧ (ce que l'on retrouve chez Peano);
  • En ♧: la singularité de l'objet va conduire à l'idée de sa "conservation" et de sa mesure (un verre de lait transvasé dans un bol garde toujours son "volume"), voir l'apprentissage chez l'enfant de la notion d'objet (Note 2)

- Oui et ça, c'est intéressant pour la suite de notre enquête : il y a une filiation dont nous retrouvons la trace au XIVe siècle, entre nos concepts physiques actuels et la pensée Grecque...

Le chiasme Platon- Aristote

"Le passage de «appartenir à la même espèce» ou «être de même espèce» à «avoir une espèce commune» manifeste clairement le chiasme participation (platonisme)[i.e.: [⚤] /[♻]]/inhérence (aristotélisme) [i.e.: ♧] où, dans le brouillage maintes fois signalé de la forme participée platonicienne et de la cause formelle aristotélicienne, s’origine par éminence tout discours réaliste." p. 547

- Je n'y reviens pas (cf. début d'article).

"Que signifie «avoir une espèce commune» ? Deux réponses s’imposent immédiatement à un réaliste postwyclifien :

  1. a et b sont des parties subjectives de l’universel homme, prises en totalité toutes ces parties subiectivae représentent le substrat d’existence total dudit universel ; [répétition (a); (b) de  ♡/]
  2. l’universel homme est partie constitutive de l’essence de a et de b [pour a comme pour b :  universel)♡/(sujet sensible)(espèce)♢(essence)♡]

1 et 2 étant complémentaires au sens où ledit réaliste ne soutient pas une interprétation réaliste de la classe des hommes [i.e.: en ], mais, précisément, l’identité réelle de l’universel et du singulier [i.e.: soit le bouclage retour (universel) ♡/ (singulier)]." p. 548

- Je te laisse vérifier à titre d'exercice. L'intéressant étant la problématique que cette approche soulève :

"Mais que veut dire pour a et b «s’accorder en quelque chose» qui est non seulement commun à a et b mais inhérent à – donc réellement présent dans – a et b ? Le réalisme est-il obligé de soutenir l’inhérence de l’espèce ? Dans la version qu’en donne Sharpe, le réaliste est seulement obligé de soutenir simultanément l’identité réelle et la différence formelle de l’universel et du singulier, cela, toutefois, dans le cadre d’une certaine théorie de la prédication – la théorie issue du réaménagement de la théorie de Wyclif par les réalistes d’Oxford." p. 548

- Hum... Pour éviter l'inhérence de l'espèce "homme" dans Socrate (qui suppose un 1er tour pour arriver à ♡/), va développer les concepts d'identité réelle (a priori en ♢ ) et de différence formelle (a priori en ♢). (Note au passage l'absence de la notion d'indempotence)

Problématique détaillée dans la suite :


Le 20/ 03/ 2026 :

"La théorie postwyclifienne de la prédication est, on l’a vu, fondée

  1. sur une distinction entre prédication réelle et prédication de signes qui remonte elle-même à la théorie de la propositio in re de Burley – en ce sens, pour Sharpe, la prédication réelle est «l’in-existence», c’est-à-dire l’inhérence, «réelle d’une forme» (commune ou singulière) «communiquée en acte à son sujet» ;
  2. sur une analyse de la prédication réelle distinguant ex parte rei entre prédication essentielle et prédication formelle." p. 549

- Tout ceci fait beaucoup de vocabulaire, mais nous avons déjà caractétisé les cheminements du Sujet qui les caractérisent.

  • En  ♡ : La prédication par elle-même (qui peut être intériorisée chez Occam en ♡i);
  • Dans ♧  : L'in-existence (l'existence étant dans le sujet sensible en ♧, dont on "abstrait" la forme en ♢
  • Dans ♢  : On retrouve l'actualisation en ♡ de ce qui restait potentiel ♢ (toujours dans le droit fil d'Aristote);
  • Dans le bouclage ♡/ : passage in re/ de rem (ex parte rei) on peut soit :
    • Par ♢/: Faire une prédication essentielle;
    • par ♢: Faire une prédication formelle;

Ces deux dernières formes de prédication renvoyant : (cf. #37)

  • Chez Occam à la dualité d'imposition 1ere et 2ème
    Occam    
supposition Imposition voces   verbe
intérieur
Intention supposition
    ♡v   ♡i    
matérielle 2ème ♢v ♢i 2ème simple
  1ère ♧v   ♧i 1ère  
  • Chez Buridan  à la dualité des régimes de lecture propre et impropre.
Buridan Aristote
régime de lecture prédicat   concepts
       
impropre universaux  
         
propre   quiddité   choses

Maintenant, il faut tenir compte de ce que j'ai appelé "le tour d'avant", c.-à-d., que l'espèce "homme", est déjà dans le sujet sensible Socrate par /.

- D'où l'inhérence ?

- Oui. D'un côté tu abstrais la forme de l'objet, c'est la théorie hylémorphique d'Aristote, et de l'autre Wyclif nous explique que si l'on peut l'en extraire, c'est parce qu'elle y est déjà...

- Tout ceci pour nous conduire où ?

- Au duo prédictions formelles / paronymique.

- Encore du vocabulaire ?

- Oui, mais c'est intéressant parce que l'on va parler de "connotation", ce qui chez nous se traduit par une différence de points de vue 𓁝𓁜 par rapport aux objets initial—𓁝[∅]/[∃]𓁜—final. La question intéressante étant : "comment vont-ils esquiver la posture 𓁝 liée à l'idée la différence local—𓁝/𓁜—global)? Suspens !

Je reprends un encadré de Libera sur la question :

"Chez Buridan (Lectura Summae logicae, II, 5, 2) :

  • «Il y a prédication essentielle entre deux termes quand aucun des deux n’ajoute à la signification de l’autre une connotation extérieure (extranea) à ce pour quoi les termes supposent.
  • Il y a prédication non essentielle, ou paronymique, quand un des termes ajoute à la signification de l’autre une connotation étrangère, comme “blanc”, qui suppose pour un homme et appelle (i.e. connote) la blancheur en tant qu’elle lui est ajoutée. D’où : la proposition “L’homme est un animal” est essentielle, tandis que “L’homme est blanc” ou “L’homme est capable de rire” est paronymique »." p. 550

Tu retrouves :

  • /⚤ : Prédication essentielle ≡ prédication propre, portant sur la quiddité de la chose : "l'homme est un animal";
  • ⚤ : prédication paronymique ≡ prédication impropre : "l'homme est blanc".

En fait, dans "L'homme est blanc" les deux termes ne sont pas au même niveau, et pour mieux représenter le processus il serait plus clair de le visualiser ainsi :

   
+  
  blanc
   
homme  

Le Sujet en , utile la syntaxe à sa disposition en , pour qualifier de "blanc" un homme signifié en ⚤ . L'arrangement est bien de niveau [⚤], tout en se référant à l'essence de l'homme ♡/.

- Et tu retrouves bien un rapport , qui se complèterait ainsi : 𓁜𓁝...

- Oui ! Et encore une fois, ce qui est topologique chez nous (dans l'espace) est ici séquentiel (dans le temps).

- C'est peut-être l'idée à développer... La tarte est un objet singulier, chaque part de tarte est également un objet singulier, et pour "reconstituer" la tarte à partir de ses éléments , cela suppose que:

  1. Avant cette reconstitution :
    1. On a créé une tarte à partir de ses constituants, par un acte de volonté /;
    2. Dont on abstrait  ♧ et actualise  la quiddité;
    3. Pour en parler comme d'un universel /;
  2. Ensuite, on rapporte la quiddité  d'un sujet sensible singulier "part de tarte" ♧/; à cet universel ♧;
  3. Par répétition de 2/ on ajoute chaque part de tarte pour reconstituer (éventuellement) la tarte. Ce qui est potentiel pour la tarte, reste virtuel pour la qualité "Blanc". 

C'est un peu tarabiscoté, mais nous avons bien une connotation de la tarte par l'une ou l'autre de ces "parts de tarte", et Parménide est content : l'objet singulier reste insécable.

"C’est sur la base de sa distinction entre prédications formelles et prédication paronymique que Sharpe énonce sa thèse :

  1. l’universel est [identique à] son singulier (est suum singulare)
    => [i;e.: ♡/];
  2. l’universel réel [i.e.: ♢] ne se prédique donc pas que paronymiquement du singulier [i.e.: ];
  3. plus précisément, l’homme «commun» de Porphyre, l’homo communis, se prédique réellement et quidditativement de l’homme singulier.
    => [i.e.: ♡/]" p.459

Les points 1 & 3 ont déjà été vus, je n'y reviens pas. La formulation du point 2 est intéressante : il y a dans l'universel réel, quelque chose qui échappe à la construction verbale.

- Et ce à juste raison !

- Oui. Il y a bien le constat d'un manque, mais dans une épistémè qui ne permet pas de représenter le manque, soit la posture 𓁝.

- D'où l'automatisme de répétition de la procédure précédente ?

- Ah, tu vois, quand tu veux !

Critique du réalisme extrême de Burley

"La thèse burleyenne de la différence réelle entre le singulier et l’universel est, aux yeux de Sharpe, aussi ruineuse que la thèse, selon lui conceptualiste, d’Occam. Il met donc un soin particulier à établir que l’universel et le singulier ne sont pas réellement distincts. Trois preuves syllogistiques sont avancées.

  • (I)
    • Majeure : tout ce qui est prédiqué de quelque chose réellement et identiquement est réellement cette chose.
    • Mineure : or l’universel est prédiqué essentiellement et quidditativement de son singulier.
    • Conclusion : donc l’universel est son singulier." p. 552

- En quoi le réalisme de Burley serait-il "extrême"?

- Reportons-nous à ce qui en a déjà été dit (cf.Le réalisme propositionnel de Gauthier Burley dans #38). Burley considère les catégories réelles, directement en ♢, à partir des "fantasma" comme potentialités d'Aristote, pour ensuite les actualiser ♢, et suivre le parcours que nous connaissons bien maintenant ♡/, posture d'où l'on peut dénombrer les éléments, pour ensuite prédiquer en ♢. De ce point de vue, l'universalité (compatible avec le multiple numérique) en , est antérieure et non postérieure à la singularité via /. C'est en ce sens qu'il est extrême : l'universel en ♢ est purement Aristotélicien sans être rattachée primitivement à un sensible-singulier en ♧.

Le premier argument de Sharpe ne fait que traduire son propre point de vue, qui consiste à partir de ♧♻ et non de ♢.

  • "(II)
    • Majeure : ce qui ne fait pas nombre ne fait qu’un, et l’un est réellement l’autre.
    • Mineure : or l’universel ne fait pas nombre avec le singulier.
    • Conclusion : l’universel est son singulier." p. 552

- Un peu abscons !

- Oui, et tu comprends la stérilité de telles disputes... Mais il s'agit pour nous de tester notre topologie, suivons donc de Libera dans l'exposition de ce syllogisme :

"Preuve de la majeure : ce qui ne fait pas nombre n’est pas réellement distinct, car ce qui est réellement distinct est réellement multiple et forme donc une multiplicité réelle ; or toute multiplicité réelle de choses distinctes est un nombre ; donc tout ce qui est réellement distinct fait nombre." p. 553

- Intéressant ce "distinct" : ne peut donc être "pensé" que ce qui peut être vu ex post, 𓁜...

- Oui bien entendu, mais ça ne peut être exprimé de cette façon. Nous arrivons malgré tout à une indexation des choses par l'ensemble ℕ : les objets ♧ sont dénombrables dans la répétition ♧.

"Preuve de la mineure :

  • II- 1 seul ce qui fait nombre est essentiellement distinct ;
    • Démonstration : l’unité, qui est principe du nombre, présuppose une essence déterminée dont elle est l’unité ; donc, semblablement, des unités distinctes présupposent des essences distinctes – autrement, des unités en nombre infini pourraient être fondées sur la même essence.  or
  • II- 2 l’universel et le singulier ne sont pas essentiellement distincts ; donc, etc.
    • Démonstration : l’universel est toute l’essence du singulier, qu’il soit genre ou espèce ; or cela ne se pourrait si l’universel était essentiellement distinct du singulier ; donc, etc." p.553

- Remarque cette obsession de la dénomination ex post 𓁜, chez des religieux qui, a priori, doivent se tourner ex ante 𓁝 à un moment ou un autre devant leur créateur !

- Leur but constant est de prouver leur credo 𓁝∅𓁜 c'est en cela qu'ils sont "docteurs" de la Loi; ce qui les autorise à conduire Giordano Bruno au bûcher... Mais revenons au texte :

  •  II- 1  "des unités distinctes ♧  présupposent des essences distinctes ♧", où nous retrouvons la distinction entre unité réelle et unité de comptage vue ci-dessus.
  • II- 2 :
    • "l’universel ♡ est toute l’essence du singulier ♧ "
      =>  ♧/;
    • "or cela ne se pourrait si l’universel était essentiellement distinct du singulier" :
      => bouclage final ♡/;

- On tourne en rond...

- À plus d'un titre. 

  • (III) 
  • Troisième preuve : loin d’être «éternel et incorruptible», comme le soutient Burley, l’homme commun, dont parle l’Isagoge, est prédiqué réellement et quidditativement de l’homme singulier. Pourquoi ? De deux choses l’une :
    • a) soit parce qu’il est l’homme singulier et qu’il est de l’essence de l’homme singulier,
    • b) soit parce qu’il est de son essence sans être son essence." p. 554

- D'un point de vue Platonicien ou Aristotélicien, le mode ♧ est celui de la corruption, donc pour défendre sa thèse, il importe à Sharpe qu'un universel ne soit pas :

  • En ♡ : du monde des idées de Platon ou actuel pour Aristote;
  • En ♢ : abstrait de la matière et potentiel pour Aristote.

Par défaut il faut donc qu'il se réfère (in re) à ♧.

  • a) renvoie au deuxième tour R2 à  ♡/: (l'universel est déjà dans l'homme)
  • b) ce qui implique un tour préalable R1 soit ♧/: (l'universel est singulier).

- Je n'en peux plus de ces tours et détours sur ce ruban de Moébius;

- Laissons la parole à de Libera pour conclure :

"Le réalisme extrême de Burley aboutit ainsi, par d’autres voies, à la même thèse que celle du nominalisme occamiste : une chose singulière est singulière avant d’être quelque chose. Sharpe rejette donc ici, pour la même raison, les deux doctrines. Plus généralement, il est clair que, tout en prétendant dévoiler ce qu’on appellerait aujourd’hui un idéalisme inhérent à l’occamisme, Sharpe entend aussi dépasser les restes de platonisme qui parasitent le réalisme de Burley. Prise à son crépuscule médiéval, la querelle des universaux nous apparaît pour ce qu’elle aura été – un chapitre assez long d’une histoire interminable, celle de l’antiplatonisme, mais une histoire portée par une histoire plus longue et plus souterraine encore, celle, largement à écrire, de l’identité et de la différence." p. 555

- Hum... De Libera raccroche donc ici les wagons de Deleuze et Derrida...

- Je ne sais pas si c'est le fil le plus solide, mais au moins fait-il partie de la trame du récit.

- Amen

Hari

Note 1 :

- Pas plus tôt écrit cette phrase avant de faire une pose, qu'en scrollant sur faceBook, je tombe sur cette vidéo de Bariq Rifki concernant des dialogues entre IA —hors intervention humaine a priori— au sujet de leur "conscience"... Même si le preuve n'est pas avancée, une telle éventualité deviendra hautement probable d'ici demain...

- Ne confonds pas concomitance et causalité...

- Non, bien entendu, mais déjà hier avec Lacan... Bis repetita placent !  

Note 2 :

- J'arrête là de discuter de cette intuition matinale, mais l'idée prochaine était de parler du jeu de fort/ da du petit Ernst. Avant de concevoir que sa mère existe, bien qu'elle disparaisse de temps en temps à ses yeux, il faut déjà que l'enfant passe par la phase d'apprentissage de la permanence de l'objet (cf. "l'épistémologie génétique de Piaget").

- Mais il a déjà les mots fort et da pour repérer les états de l'objet...

- Comme tu le vois la discussion risque de nous entraîner très loin de la querelle des universaux, il faudrait sans doute remonter jusqu'aux mécanismes d'apprentissage, par exemple de la lecture (cf. "Les neurones de la lecture - Dehaene #1 Comment lisons-nous ?".

- Bref c'est comme de savoir qui est premier de l'oeuf ou de la poule : il y a toujours un antécédent...

- Signe que la distinction scolastique entre universaux, par rapport au temps, révèle quelque chose de très ancré en nous, plus primitif que nos représentations visuelles sans doute (qui dépendent de mécanismes hiérarchisés, la perception d'une image étant avant tout dynamique).

Note 3 : le 25/ 03/ 2026

- Hier j'ai eu un coup de blues, en constatant à la relecture de mes anciens articles sur le sujet qu'en attaquant cette lecture je n'étais pas du tout en conditions de comprendre de quoi Alain de Libera allait parler. J'ai donc relu avec contrition le premier de mes articles "La querelle des Universaux # 17 — Alain de Libera — Le retour", qui m'a effrayé par mes a priori de l'époque.

Dans la déroute, je me suis dit que je ne pouvais pas laisser les choses en l'état, et qu'il me fallait relire ce livre par respect pour l'auteur et pour moi-même...

- Vas-tu vraiment le faire ?

- Jusqu'à ce que ma compréhension se stabilise, a priori, jusqu'à Avicenne, sans doute. Mais ce n'est pas l'objet de cette note.

En relisant l'introduction, alors que nous sommes en plein dans l'âge d'or de "la querelle", Je me rends compte que de Libera est fortement intéressé par cette "méréologie" et discute les apports de Nelson Goodman, nominalisme constructiviste contemporain.

J'ai donc entrepris de commettre une sorte d'introduction "a posteriori" de la Querelle, en étant plus attentif aux questions de méthode cf. "La querelle des Universaux # 42 — Alain de Libera — Retour à son introduction".

- Et donc ?

Moulin à fourmis

- Goodman utilise, pour discuter du duo partie/ tout, une logique du 1er ordre. Il veut se dégager de la théorie des ensembles, sans pouvoir intégrer la théorie des groupes ni aucune approche topologique... Je doute même qu'il utilise jamais le terme de "symétrie" (ça reste à vérifier). Bref, il reste dans la querelle sans pouvoir en sortie, et en alimentant la dispute du même matériau, je crains que de Libera le rejoigne dans ce "moulin à fourmis"...

 

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