30 Janvier 2026
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Le 30/ 01/ 2026 :
Je reprends l'article que j'avais publié il y a 3 semaines, car ce que nous avons vu depuis, d'Aristote, d'Avicenne comme d'Averroès, devrait simplifier grandement ce que j'écrivais alors.
Le 23/ 12/ 2025 :
- Ma lecture du livre d'Alain de Libera m'aide à prendre conscience au fur et à mesure que j'avance, de ma très grande ignorance des sujets que je traite. Je voudrais m'en excuser auprès des quelques fidèles qui m'accompagnent dans cette exploration.
- Tu avances par essais et erreurs, comme tout un chacun, l'essentiel est de modifier ton point de vue en conséquence...
- Oui, bien entendu, mais faute de maître, il m'est difficile parfois de rectifier rapidement, et il m'arrive de m'enfoncer dans le labyrinthe plus que nécessaire, en sortir est d'autant plus malaisé que je m'y aventure depuis longtemps.
- Tout ça pour nous dire quoi ?
- Nous avons maintenant suffisamment de matériaux pour alimenter notre entropologie, et surtout caractériser/ connoter les différents pôles de notre topologie de l'Imaginaire, à partir de la circulation des uns et des autres entre les concepts qu'ils choisissent de connecter, et je vais donc poursuivre en m'appuyant plus fortement sur notre IA Perplexity, en suivant cette démarche :
- Et donc ?
- J'ai donné à lire l'ensemble du texte à l'IA, en demandant une introduction pour chacun des chapitres qui suivent : je voudrais voir le film en accéléré se dérouler sous mes yeux.
- Tu veux écrire en parallèle les articles #30, #31, #32, #33 & #34 ?
- Et même reprendre ce qui doit l'être des précédents. Si je veux valider notre topologie, la cohérence doit être sans faille.
- Dis-nous tout : qu'est-ce qui te tracasse ?
- Par exemple, chez Platon, je me suis jeté un peu trop vite sur sa théorie éponymique, parce qu'elle cadre bien avec la jointure [⚤]♧/[♻]♡. Mais une rapide vérification (ce que je n'avais pas fait) aurait tout de suite nuancé son importance (voir discussion sur le Cratyle). Cette théorie ne devient vraiment fondamentale qu'au XIIe & XIIIe siècle chez les grammairiens. C'est de ce genre d'imprécision que je voudrais me garder en tout premier. Sans parler de concepts tels que "essence" ou "concept", qui vont se balader en tous sens comme des reines sur notre échiquier.
Par ailleurs, ces fluctuations m'amènent à plus de souplesse dans ma définition des parcours. Dire qu'un circuit est "bouclé", comme celui d'Aristote, tel que je le symbolise par R↑, doit laisser la possibilité d'envisager des répétitions de type ⇅. Et il faut également définir correctement ces répétitions (comme la dialectique [⚤]♡⇆[♻]♡ et les oscillations [⚤]♧⇆[♻]♧ chez Platon; cf. "Logique et mouvement").
Toujours dans le même souci de rigueur, la recherche des indices confirmants un parcours, doit s'accompagner d'une recherche des indices d'un refus ou d'une incapacité d'une pensée se déployant "en dehors" du parcours envisagé. On n'a pas toujours la chance d'un choix aussi clair que celui de Parménide (ce qui est est), accompagné de la revendication complémentaire d'un refus (ce qui n'est pas n'est pas).
- OK, donc, tu as besoin d'être épaulé par une IA, faute de dialoguer avec des spécialistes?
- À la limite, je préfère !
- Explique ?
- N'ayant pas d'ego, et doté de la patience infinie d'un GPS, il ne fait que répondre à mes questions. J'apprends en corrigeant sans cesse ma façon de le questionner, comme un bébé teste les limites de sa nounou : il ne cherche pas à m'éduquer —et son point de vue ne reflète que le mien— mais il me sert de garde-fou contre des erreurs factuelles ou contre mes incohérences et ambiguïtés personnelles. La discussion avec des contradicteurs viendra lorsque j'aurai terminé le parcours, et l'on m'objectera que je n'ai pas inventé l'eau tiède...
- D'accord, donc, chacun des cinq articles à venir aura une structure commune?
- Oui :
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5. La scolastique latine du XIIIe siècle
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Présentation Perplexity
Dans les universités du XIIIᵉ siècle, il existe deux discours sur les universaux : celui des manuels de logique scolaire (faculté des arts) et celui, plus métaphysique, des théologiens et philosophes travaillant sur l’«Aristote nouveau». Les manuels de logique restent proches de la tradition porphyrienne et boécienne, évitent officiellement la métaphysique, mais véhiculent de fait un réalisme implicite de l’universel «dans la chose». Deux traditions institutionnelles structurent cet enseignement logique :
Au cœur de cette logique scolaire, deux questions dominent :
Sur ce fond logique se greffe un réalisme à dominante théologique, où l’universel est pensé comme une «quiddité» ou «essence» ayant un statut quasi divin ou lumineux, diffusé dans les singuliers. Les guides scolaires (comme le Guide de l’étudiant parisien) présentent ainsi les universaux comme :
Ce réalisme théologique se traduit par la thèse :
Ce réalisme métaphysico‑théologique domine longtemps comme adversaire principal, d’abord face au conceptualisme d’inspiration avicennienne et averroïste, puis face au nominalisme de la fin du Moyen Âge. Il s’articule à une ontologie où la nature ou essence est pensée comme un «tout» qui se retrouve réellement dans chaque individu, avec une coloration néoplatonicienne (lumière, participation, rayonnement divin) jamais totalement effacée. |
Le 06/ 01/ 2026 :
- Retour au bercail, après une fin d'année dans la Serra da Bocaina. Mise en pause pendant laquelle certaines choses se sont peu à peu décantées, et vont certainement orienter ma lecture d'aujourd'hui.
- Vas-tu suivre le programme que tu t'étais fixé ?
- Oui : la présentation de l'IA me semble assez claire, et la relecture devrait nous permettre d'assurer l'ancrage des concepts employés, tels que universel, prédicable, quiddité ou essence, tout en évitant de me perdre dans les détails historiques.
- Il faut savoir si tu suis le texte ou non ?
- Je repense à l'idée du "phylum humain" de Theillard de Chardin.
- C'est un peu contraire à l'idée du rhizome de Deleuze et Guattari dont tu nous parlais encore il y a peu (voir "Du rhizome au cross-cap #2").
- Effectivement, disons que ce "phylum" n'est qu'un bourgeon occidental d'un rhizome humain. (Note 1) Bref, tout ceci pour dire que nous ne nous intéressons à ces péripéties historiques que dans l'espoir d'y repérer nos racines culturelles actuelles.
- OK, et si tu t'y mettais ?
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"Les deux définitions anglaise et continentale de l’universel partent des mêmes éléments : les trois définitions proposées successivement par Avicenne dans la Métaphysique du Shifâ’. Elles en font une synthèse plus ou moins homogène et adaptée." p. 295
- Revenons à Avicenne (voir #28) et à "la doctrine des trois états de l'universel" pour nous rafraîchir la mémoire :
C'est à partir d'ici qu'il faut reprendre le texte !
Tout d'abord resituons Avicenne et Averroès par rapport à Aristote et Platon :
| (1) | (2) | |
| Avicenne | ↻ | ↺ |
| (a) | (b) | |
| Averroès Aristote | ↺ | ↻ |
| (c) | (d) | |
| Platon | ↺ | ↻ |
Quant aux 3 définitions de l'universel chez Avicenne, nous en étions resté à ceci (voir ici dans #28Bis ):
| Universaux/ pluralité | Avicenne | |||
| Antérieur | ♡⚤ | ♡♻ | essence | |
| dans | ↓♢⚤ | ⇖ | ↓♢♻ | |
| postérieur | ♧⚤ | ♧♻ | existence | |
| de rem | en re | |||
Si les référés quiddité et quoddité concernent "la chose", les universaux sont en relation à ce que l'on dit, ou plutôt aux interrogations quant à la chose. Paradoxalement, avicenne qui a une démarche transcendante (tout part du donateur de formes) développe sa logique au niveau [⚤], ce qui permet des compositions proprement "syntaxiques" de concepts (tels qu'une maison heptagonale).
"Dans la tradition parisienne, l’universel est défini comme un «prédicable» possédant en acte ou en puissance une pluralité de sujets. Ces divers types de sujets – homme, Soleil, Phénix –, que l’on va retrouver dans les deux traditions scolaires, correspondent aux deux premières définitions de l’universel chez Avicenne." p. 295
C'est ici qu'il faut avancer à pas comptés !
Autrement dit nous avons une sorte d'inversion entre "avant/ après" qui tient à la différence des voies suivies :
| Avicenne | Paris | |||||||
| Antérieur | ♡⚤ | ♡♻ | ♡⚤ | ♡♻ | postérieur | |||
| dans | ↓♢⚤ | ⇖ | ↓♢♻ | ↑♢⚤ | ⇙ | ↑♢♻ | dans | |
| postérieur | ♧⚤ | ♧♻ | ♧⚤ | ♧♻ | antérieur | |||
| de rem | en re | de rem | en re | |||||
Et l'accord sur les définitions d'Avicenne est le fruit d'une double inconstance concernant :
- Arrête ton marivaudage, je suis perdu, explique ?
- On va procéder pas à pas :
- Autrement dit les deux s'accordent sur le sens avant/ après, compte tenu des parcours de sens inverses et d'un changement de niveau ?
- À une nuance près : en ♢♻ et dans une approche purement "abstractive", les Parisiens ne peuvent pas correctement traiter des chimères comme "jeux de mots" tels la maison heptagonale d'Avicenne.
"Dans la tradition d’Oxford, les deux principaux manuels ont des positions différentes,
Contrairement à leurs homologues parisiens, toutes deux développent l’intégralité de la classification tripartite dérivée d’Avicenne, en introduisant le problème de la chimère, absent de la Dialectica Monacensis." p. 297
Donc, là, nous sommes purement au niveau emprunté par Avicenne, où se déploie la logique d'Aristote.
Différence entre universel et prédicable
"Le prédicable et l’universel sont en substance la même chose (idem sunt in substantia). Mais
Et ainsi l’un et l’autre est défini par Aristote dans le Peri hermeneias : «L’universel est ce qui de nature se dit de plusieurs.» Mais comme dicible de plusieurs est la même chose que prédicable de plusieurs, il est manifeste que prédicable et universel sont la même chose. Cf. Nicolas de Paris, Summae Metenses, éd. De Rijk, in Logica Modernorum, II, 1, p. 470." p. 299
- Là il s'agit simplement d'assimiler le niveau [⚤] au niveau [♻]... Et ça ne peut pas "coller" pour une raison évidente aujourd'hui, inconcevable à l'époque : la logique applicable en [♻] n'est pas réductible à la logique du premier ordre.
- OK, mais ça ressemble plutôt à la démarche d'Averroès, non ?
- Oui, la suite le confirmera.
"La prédication est la coordination des prédicables. Le prédicable est la même chose que l’universel. On appelle prédicaments (catégories) les dix coordinations des genres et des espèces, comme, dans le prédicament de substance, la substance est ordonnée sous la substance, le corps sous le corps, le corps animé sous le corps animé, etc. (1)
Le prédicament est l’ordination des prédicables selon le supérieur et l’inférieur. Le prédicable est ce qui est dicible de quelque chose. Tout ce qui est dans un prédicament est soit universel soit singulier.
(1).Cf. Anonyme, Ut dicit, III, éd. De Rijk, in Logica Modernorum, II, 2, p. 388.
(2). Cf. Anonyme, Cum sit nostra, II, éd. De Rijk, in Logica Moder- norum, II, 2, p. 432." p. 301
- Tout ceci confirme la voie empruntée : celle d'Avicenne en ↺.
- N'y a-t-il pas un risque d'ambiguïté compte tenu de la différence d'approche
immanence— Aristote ↑/ ↓ Avicenne—transcendance ?
- Si fait :
| Avicenne ↓ | Universaux | ↑ Aristote |
| Antérieur | ♡⚤ | prédicat |
| dans | ↓♢⚤↑ | composés |
| postérieur | ♧⚤ | simples |
| de rem |
"À l’évidence, les logiciens du XIIIe siècle ont été embarrassés par le fait que les universaux et les prédicables semblaient instantier la même chose en deux fonctions, distribuées selon la distinction
introduite par Aristote en Catégories," p. 300
- Oui, nous venons de voir que cette différence permettait assez facilement de caractériser une divergence entre Paris (en [♻]) et Oxford (en [⚤]) qui ne fera que se creuser au fil du temps.
"Dans les années 1270, le maître d’Oxford Nicolas de Cornouailles, probablement Nicolas de Mousehole (de Musele), a donc entrepris de reformuler la théorie avicennienne des universaux selon les deux axes de l’esse in multis et du dici de multis employés dans la formule du Shifâ’ : Universale est quod est in multis et de multis suae naturae suppositis.
[...]
Ce qui est exprimé au niveau de la prédication est fondé dans la propriété ontologique de la species, dans la relation qu’elle entretient avec ses «sujets». Le point stratégique est évidemment dans la relation esse in, le décrochage entre les espèces qui, comme homme, sont en acte ou, comme Phénix, en puissance dans la pluralité, et celles qui, comme Ciel, sont conçues en plusieurs par la pensée." p. 302
- La formule "Universale est quod est in multis et de multis suae naturae suppositis" ou (Est universel ce qui est dans plusieurs et est dit de plusieurs sujets supposant sa nature.) nous permet d'embrayer ic sur le duo quiddité/ quoddité introduit par de Libera pour éclairer le débat.
— 🤖 : Les deux expressions latines viennent expliciter deux manières de rapporter l’universel à la multiplicité des singuliers : comme mode d’être (esse in multis) et comme mode de se dire ou de prédication (dici de multis).
Traduction minimale
La formule citée :
Universale est quod est in multis et de multis suae naturae suppositis
se laisse rendre ainsi :
«Est universel ce qui est dans plusieurs et est dit de plusieurs sujets supposant sa nature.»
Sens technique chez Avicenne / Nicolas
Chez Nicolas de Cornouailles, la reprise de la formule du Shifâ’ sert précisément à articuler ces deux registres : d’une part la sauvegarde de l’universel comme «être dans» (esse in multis), d’autre part l’accent logico‑sémantique sur l’aptitude à être dit de plusieurs (dici de multis).
Lien avec quiddité/quoddité chez de Libera
Oui, c’est exactement un bon moment pour introduire le couple quiddité / quoddité tel que Libera le lit chez Avicenne.
Dans ce cadre :
L’articulation esse in multis / dici de multis et la distinction quiddité / quoddité convergent donc pour séparer :
Pour la suite de ton travail entropologique, cela fournit un bon point de bascule pour situer, sur ton carré ABCD, d’un côté la position où l’on thématise l’«être dans» (inscription ontologique de la nature) et de l’autre la position où l’on thématise le «se dire de» (régime logique / sémantique), et pour tester la cohérence du vocabulaire de Libera quand il passe de l’un à l’autre via quiddité/quoddité." (nota : la seule source est le texte de Libera, il s'agit donc d'un test de cohérence interne à mon propre discours)
Ceci permet de positionner quiddité et quoddité ainsi sur le schéma d'Avicenne :
| Avicenne | ||||
| intention Universelle |
♡⚤ | ♡♻ | quiddité essence indifférente intention de la chose |
|
| ↓♢⚤ | ⇖ | ↓♢♻ | ||
| prédicat | ♧⚤ | ♧♻ | quoddité existence |
|
| de rem | en re | |||
En quelque sorte, la "logique" humaine tente de "saisir" ce qui est de la chose :
Ce qui provoque un retournement de situation : c'est à partir d'une intention universelle, que l'homme est capable de parler du particulier. Dit autrement : pour Avicenne,
- Ce n'est pas exactement ce dont parle Nicolas de Cornouailles...
- Il reste difficile d'articuler l'approche d'Avicenne R↓ et celle d'Aristote R↑, en te raccrochant à la vieille distinction Platonicienne multiple←Un. Notre topologie est comme un échiquier, dont chaque case peut être atteinte de multiples façons; selon qu'il s'agisse d'une tour, d'une dame ou d'un cavalier. Chacun peut se retrouver en h3 ou b5, mais en suivant des stratégies différentes. L'important pour nous est de nous assurer que nous avons bien identifié toutes les cases nécessaires pour permettre aux pièces de se déplacer.
En l'occurrence, la distinction
en acte—♡♻/♢♻&♧♻—en puissance
est d'Aristote, quand Avicenne parle plutôt du duo
essence—♡♻/♧♻—existence.
"Avicenne, dans sa Métaphysique, caractérisait les trois types d’universaux par la seule prédicabilité. En combinant les deux approches, logique et ontologique, de l’universel, Nicolas a ainsi, à sa manière, répondu à certaines critiques modernes de la théorie avicennienne, notamment à celle de Verbeke, quand il écrit que la conception avicennienne de l’universel, en tant que fondée sur l’applicabilité à plusieurs sujets, repose sur un caractère extrinsèque et demande qu’on s’interroge plutôt sur ce qui est à la base de cette applicabilité à plusieurs sujets." p. 302
- Comme tu le vois la discussion tourne en rond...
- Et n'est pas près de s'éteindre apparemment puisque l'on en discute encore aujourd'hui !
— 🤖 : Verbeke est un historien et philosophe belge, spécialiste d’Avicenne et de la scolastique, que de Libera cite à partir de son introduction doctrinale à la traduction latine de la Métaphysique du Shifâ’.
Plus précisément, il s’agit de Gérard Verbeke (1910‑2001), professeur à Louvain, qui a beaucoup travaillé sur la réception d’Avicenne et la notion d’intention, et qui a rédigé l’« Introduction doctrinale » à l’édition Van Riet du Liber de philosophia prima (Avicenne, Métaphysique, Louvain‑Leyde, 1980).
Le passage que tu cites est repris par de Libera d’un texte où Verbeke objecte que définir l’universel par la seule «applicabilité à plusieurs sujets» (de multis) en fait une propriété extrinsèque, et qu’il faut chercher «ce qui est à la base de cette applicabilité à plusieurs sujets»."
Si je peux apporter mon grain de sel à ce débat entre spécialistes: ceci me conforte dans l'interprétation que j'ai donnée du parcours d'Avicenne:
"La notion de suppositio utilisée au XIIIe siècle s’inscrivait dans une théorie sémantique distinguant, en principe,
- Bon, si tu as suivi jusqu'ici, c'est immédiat : chez Avicenne :
"Pour Pierre d’Espagne, la référence d’un terme comme «homme» dans la phrase «L’homme est une espèce» ne faisait pas de mystère. Le terme avait une supposition «simple» : il ne référait pas personnellement à un individu ou à un ensemble d’individus, mais à une chose universelle, une res universalis." [i.e.: nous sommes au niveau [♻]] p. 303
Ici :
| Avicenne | ||||
| intention Universelle |
♡⚤ | ♡♻ | quiddité essence indifférente intention de "homme" |
|
| l'homme est une espèce | ↓♢⚤ | ⇗ | ↓♢♻ | |
| supposition simple | ♧⚤ | ♧♻ | ||
| de rem | en re | |||
"Une des originalités de la tradition parisienne est d’avoir explicitement connecté la question des universaux à la distinction entre deux types de prédication,
Ce geste a eu des prolongements considérables, notamment à la fin du XIIIe siècle et surtout au XIVe, où l’implication mutuelle des deux domaines a permis de restructurer le problème des universaux à partir de la théorie de la prédication, ce qui, du même coup, assurait une reconstruction de l’ontologie éclatée, introduite par Aristote dans les indications éparses de Catégories, 1, 2, 5 et 8." p. 305
Après vérification du concept de "paronymie", tel qu'il est employé ici (suivre le lien) :
- OK, nous avons bouclé le parcours, et c'était effectivement plus simple, après avoir revisité tes article sur Aristote, Avicenne et Averroès. Espérons que cela continue avec Thomas d'Aquin !
- Amen
Hari