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Sur les traces de Lévi-Strauss, Lacan et Foucault, filant comme le sable au vent marin...

L'Homme quantique

Freud - L'interprétation des rêves - #5 - "abstract nonsens"

Nota : La signification et l'usage de mes glyphes, comme le schéma général de l'Imaginaire du Sujet, sont présentés ici: "Résumé"

([∃]𓁝⇅𓁜[⚤]𓁝⇅𓁜[#]𓁝⊥𓁜[♲]𓁝⇆𓁜[∅])𓂀 (♧)

Pour le schéma développé de l'imaginaire voir: "Mettre un peu d'ordre dans sa tête"

[#]𓂀          
  [∃] [⚤] [#] [♲] [∅]
  [∃] [⚤] [#] [♲] [∅]
  [∃] [⚤] [#] [♲] [∅]

- En note au creux de mon dernier article s'est glissée par malice cette pensée, à peine esquissée :

"- En introduisant une différence de chemin, jouant avec la différence libido/ pulsion, tu as bien conscience que notre cycle d'hystérésis commence à ressembler à un cycle thermodynamique, non ?
- Il vaut mieux y travailler encore avant d'en parler ! 😉"

- Est-il temps de revenir sur ce terrain ?

- Non, mais cela a sans doute infusé dans ma tête, car ce matin au réveil, en repensant à la physique et à mon rêve "d'entropologie", je me disais que le point d'accroche entre rêve et éveil, tel que nous l'avons repéré dans le rêve "père ne vois-tu pas que je brûle", n'était pas spécifique au rêve, mais d'une grande généralité.

Je reviens sur ce passage :

Dans le dernier article, j'étais arrivé à la conclusion que lorsque le Sujet change de mode de représentation en [⚤] de cette façon [⚤][⚤], ce mouvement s'accompagne d'un changement de posture  (𓁝[⚤]𓁜𓁝[⚤]𓁜)𓂀 ; le point d'arrivée étant le même que lors d'une régression sur le mode ♧, à partir du niveau [#]:
([⚤]𓁝𓁜[#]⏩𓁝[⚤]𓁜[#]⏩𓁝[⚤]𓁜)𓂀, le dernier mouvement de rotation autour de [⚤] signifiant le passage d'une approche purement logique, à une appréhension locale, topologique en termes de groupes de symétrie, ce que l'on peut tenter de visualiser ainsi :

[⚤]𓁜 [#] 𓂀
   
𓁝[⚤]𓁜 [#] 𓂀

Ensuite, pour "parler" de cette posture en 𓁝[⚤], il faut que le Sujet revienne en [⚤]𓁜. Tu vois tout de suite que le point de départ (indicible en [⚤]𓁜) ne colle pas avec ce qu'il peut en dire en [⚤]𓁜.
[...]
....la prise de conscience, ou en l'occurrence le réveil du père, se produit dans la rencontre d'un percept [⚤]𓁜 et d'un concept, dont nous avons maintenant le point d'aboutissement en 𓁝[⚤], ce qui est parfaitement en ligne avec l'approche neurologique de J. P. Changeux.
Pour être encore plus explicite :

  • 𓁝[⚤]𓁜 : ça sent le brûlé ;
  • 𓁝[⚤] : brûlé : je n'ai pas bien aimé mon fils/ le bougeoir tombe / ça brûle, tous ces référés en [#] sont "idempotents";
  • [⚤]𓁜 : parmi ces potentialités, "ça sent effectivement le brûlé" est identifié, et le père se réveille. 

- Mais le rêve de la chute de la chandelle ne survient-il pas après que le père sente cette odeur de brûlé ?
- Tête de mule : combien de fois faudra-t-il répéter que les élaborations autres qu'en position [∃][⚤]𓁜 ne sont pas de l'ordre de la succession?"

Pour tout te dire, je repensais à la géométrie d'Alain Connes, et à sa conférence destinée à des physiciens, qui me hantera jusqu'à ce que j'ai parfaitement assimilé comme évident tout ce qu'il voit, lui, de si lumineux. (note 1)

Géométrie non commutative et physique - Alain Connes à 41'29"

Il a devant lui des physiciens, de très haut niveau, rompus à la Relativité comme à la Quantique, dans une approche que j'ai pu rattacher (tant bien que mal, Il faudrait que je consolide tout ça!) au "mode ♧" de pensée. Nous avons, ici sur ce blog, suivi à la trace le développement de la pensée scientifique sur ce mode ♧, depuis Galilée, Newton, Lagrange et les autres, jusqu'aux conceptions désormais "classiques" de Dirac et Einstein, à gros points de bâti.

Alain Connes, lui, vient à la physique par le langage : c'est un mathématicien, spécialiste à l'origine de topologie algébrique, ayant développé une certaine géométire non-commutative, et venu sur le tard à la théorie des catégories. Il parle, malheureusement trop succinctement, de cette rencontre qui pourtant l'a émerveillé : il y retrouvait déjà là, tous les outils dont il avait besoin, bien qu'elle soit vue par les mathématiciens comme "abstract nonsens".

"Le sel quantique" Interview d'Alain Connes par Stéphane Dugowson et Anatole Khélif - à 48'

J'en suis arrivé au point de compréhension suivant de sa géométrie :

  • D'une part elle régresse jusqu'au discontinu, en 𓁝[⚤];
  • D'autre part, elle retrouve l'idée de topos de Grothendieck, comme "lit du discret et du continu", en revisitant l'idée de "mesure", autrement dit au niveau [♲]𓁜.

Il offre donc un parcours complet, sur la gamme [∃][⚤][#][♲][∅] en mode ♧.

Mais il va plus loin, en présentant l'espace sur deux modes, (revenir à sa feuille de papier à 25') qui seraient en correspondance dès le discontinu, en [⚤], ce qu'il peut faire après avoir redéfini la mesure. (i.e. il a déjà "fait un premier tour" en mode ♧ pour être en mode ♢)

- Et tu y retrouves ton schéma ?

[⚤]𓁜 [#] 𓂀
   
𓁝[⚤]𓁜 [#] 𓂀

- Absolument. Or donc, pour répondre à ceux qui rejettent la théorie des catégories comme "abstract nonsens", parce qu'elle n'est pas accrochée aux "objets" réels, mais à des "relations" entre eux, la réponse est que l'on peut aisément y revenir dans ce mouvement :

[⚤]𓁜 𓂀
 
𓁝[⚤]𓁜 𓂀

ou ([⚤]𓁜𓁝[⚤]𓁜)𓂀, la "narration" de la chute (par 𓂀), ne pouvant se décrire que comme un "moment", avec un avant et un après, de même que l'on présente la chute rêvée du bougeoir comme la "cause" de l'éveil du père.

La justification de ce recours à un langage déconnecté du "Réel", si tant est que cette idée de "Réel" ait un sens (j'en reste à Lacan), est que c'est plus "économique" en termes d'investissement intellectuel. Autrement dit, il y a un même souci d'économie, dans les mécanismes du rêve, libéré des contraintes de la veille, et ceux de la théorie des catégories, qui véritablement ne prend son envol en s'émancipant de Bourbaki, qu'au-delà de la catégorie des Ensemble (en mode ♧) avec celle des Graphes (en mode ♢). 

À partir de là, beaucoup de choses ne demandent qu'à se mettre en place, mais je pense que le schéma est déjà très clair, non ?

En particulier, comment la notion "d'observable", qui semble un principe au contact du Réel, comme une pensée purement élémentaire et "rationnelle", au ras des pâquerettes cartésiennes en ([∃][⚤]𓁜)⇅𓂀, ne peut-elle se comprendre qu'après avoir développé une théorie de la mesure ?

La façon la plus évidente, avec un peu de recul, c'est d'y voir cette descente [⚤]𓁜↓𓁝[⚤]𓁜, suivie d'une "interprétation" rationnelle :
([⚤]𓁜𓁝[⚤]𓁜⏩𓁝[⚤]𓁜)𓂀.

Bonne méditation

Hari

Note 1 :

Je souhaitais, aujourd'hui encore, bien entendu, échanger avec Alain Connes, mais malheureusement, je ne suis pas encore à la hauteur, pour que l'échange puisse l'intéresser. Il faudrait d'abord que j'ai parfaitement assimilé sa géométrie non-commutative. Ici la trace de mes premiers essais, de septembre 2020 :

Mon constat d'échec se bouclait sur la nécessité de réintroduire le Sujet au coeur des théories concernant la physique:

Je crois que nous y sommes, plus que jamais ! 

Nota : Je n'avais pas encore opté pour une nouvelle écriture : il faut lire 

R<I1<I01<IR<I#<I0<S comme [∃][⚤][#][♲][∅]

I'm<Im comme 𓁝⇅𓁜

𓂀 comme "DM" ou mon "Démon de Maxwell

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